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  • Soyer prudent: 9524 ménages sanctionnés en 2015 pour la redevance télé dont 2043 pour le Hainaut

    Comme le PTB, le MR a décidé de faire le forcing en faveur de la suppression de la redevance télé en Wallonie. «La Flandre et Bruxelles sont exemptées de la redevance TV», souligne le député Olivier Destrebecq (MR), «alors qu’en Wallonie, cette taxe existe toujours et représente 100 euros par an par ménage wallon».

    Le ministre wallon du Budget, Christophe Lacroix (PS) a maintes fois annoncé la suppression de cette taxe obsolète avant la fin de la législature. Mais pour l’instant, le gouvernement wallon tente plutôt de récupérer un maximum de sommes impayées.

    Interrogé sur le sujet au parlement wallon, le ministre a fait le point sur le nombre de Wallons sanctionnés au cours des deux dernières années, pour non-paiement de la redevance. Les chiffres sont impressionnants.

    Car si l’administration fiscale wallonne avait connu des problèmes de perception en 2014, elle s’est largement rattrapée en 2015 et, si l’on en croit le nombre d’avertissements extraits de rôle envoyés ces derniers mois (78.000 en 2016), elle a encore accéléré le rythme cette année.

    Au cours de l’année 2015, 9.524 ménages wallons ont été sanctionnés : 2.047 pour la province du Brabant wallon, 2.043 pour la province de Hainaut, 2.809 pour la province de Liège, 857 pour la province de Luxembourg et 1.768 pour la province de Namur. « Le nombre de contrôles de la redevance TV effectué sur le territoire wallon en 2015 est de 41.824. Il était de 39.921 pour 2014 », souligne Christophe Lacroix.

    En termes de visites domiciliaires ou tentatives de visites et de rapports effectués suite à ces visites, pour les 7 premiers mois de l’année 2014, les statistiques montrent 1.159 rapports pour le Brabant wallon, 5.531 pour le Hainaut, 4.493 pour Liège, 767 pour le Luxembourg et 1.725 pour Namur.« Le nombre de rapports est ainsi bien plus élevé en Hainaut et en province de Liège… Peut-on expliquer ces chiffres en raison de la situation socio-économique de leur population ? Peut-être… », souligne Olivier Destrebecq.