partenariat

  • Estaimpuis: dès le premier septembre, les voisins vont veiller grâce au PLP. Et pouquoi pas dans nos quartier ?

     

    panneau veille.jpg

    Le Partenariat Local de Prévention d’Estaimpuis sera lancé le premier septembre prochain. D’abord pour une phase test de six mois dans le centre d’Estaimpuis. Après, ce premier PLP pourrait être prolongé et même imité dans d’autres quartiers de l’entité.

    Nous vous l’annoncions il y a quelques semaines, un Partenariat Local de Prévention (PLP) verra le jour à Estaimpuis dès le premier septembre. Ce PLP est né de la demande d’habitants de la rue du Saclet. Inquiets de voir des vols commis dans la rue, ils voulaient agir. En collaboration avec la police du Val de l’Escaut et l’administration communale, l’idée d’un PLP est venue sur la table. « C’est une collaboration entre les citoyens d’un quartier bien déterminé avec la police et les autorités communales », explique le commissaire Daniel Gorloo en charge de ce PLP. Le quartier déterminé est donc celui d’Estaimpuis centre où une recrudescence de vol a été observée. Sont concernées : les rues du Saclet, du Pont Tunnel, des Résistants, du Moulin Masure, du Stade, du Château, J. Lefebvre, de l’Eglise, Delcroix, de la Bouteillerie, Boulevard des Déportés et la Grand-Place

    La suite sur le blog de mon collègue d'Estaimpuis: ICI

  • Y en a t'il dans l'entité de Pont-à-Celles ?

    Rien n'échappe aux comités de surveillance: cambriolages, couples illégitimes, démarcheurs douteux... les PLP veillent sur tout!

    F.D.H.

    La Belgique compte à ce jour 634 PLP (Partenariat Local de Prévention) reconnus par le SPF Intérieur, ces réseaux associant citoyens et police locale pour la surveillance d’un quartier. Créés pour lutter contre les vols dans les maisons, les PLP permettent bien plus que cela. Reportage près de Ciney, où un tel réseau existe depuis 10 ans déjà.

    Si vous avez dans votre quartier un coordinateur comme André Dessy, vous pouvez dormir sur vos deux oreilles. De sa maison, juchée sur les hauteurs de Braibant, près de Ciney, cet instituteur retraité, jumelles autour du cou, voit tout et note tout. «J’ai toujours mon calepin sur moi», sourit-il en nous montrant les pages noircies de numéros de plaques, modèles de voitures, dates, lieux... «Je me promène souvent et quand je vois quelque chose de suspect, je note. Ou quand les gens m’appellent, je note aussi.» Dans son village de 650 âmes, tout le monde a son numéro de GSM. Et bien souvent, on l’appelle lui, avant d’appeler le 101. «Parce que je fais un peu le tri entre ce qui est suspect et ce qui ne l’est pas

    En septembre dernier, il a été alerté par un membre du PLP qui venait d’apercevoir deux voleurs sortant d’une maison par une fenêtre. «Ce fut le branle-bas de combat», explique André Dessy. «On a téléphoné à la police qui est arrivée avec six combis et une quinzaine de riverains sont descendus dans la rue. On a quadrillé le village mais ils ont réussi à fuir

    LE REVERS DE LA MÉDAILLE

    Cela dit, à force de tout surveiller, les villageois s’épient les uns les autres. «

    L’autre jour, on m’a téléphoné pour me dire que ma femme d’ouvrage était partie un quart d’heure plus tôt ! », s’offusque une villageoise dans une autre PLP du Namurois...

    Les vols en chute libre à Bousval !

    Les premiers réseaux d’informations de quartier sont apparus en Flandre. C’est ensuite le Brabant wallon et ses beaux quartiers résidentiels qui ont ouvert la marche pour la Wallonie. À Bousval par exemple (commune de Genappe), trois structures existent déjà et un 4e PLP est en cours de constitution.

    Si l’on prend le PLP du « Pont Spilet », un quartier de 131 maisons où 93 voisins veillent, les vols et tentatives sont en chute libre.

    « Nous avons créé notre réseau en 2004 », explique Marianne Lepersonne. « À cette époque, nous avions compté 40 faits de vol. En 2006, on est descendu à 29, puis 6 en 2010 et 2 en 2012 ! Les chiffres montrent une corrélation évidente entre le nombre d’appels au 101 et le nombre de vols.

    J’espère seulement que les voleurs ne se déplacent pas… C’est pourquoi nous poussons tous les quartiers à s’organiser comme nous. » Au Pont Spilet, les démousseurs de toit et les vendeurs de cartes postales ont définitivement abandonné le quartier

    F. DE H.