Insolite: un projet d’élevage et de reproduction de reptiles rares à Pont-à-Celles

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Serpents, iguanes, caméleons... ces animaux peu communs constituent le quotidien de Boris Levecq. À 18 ans à peine, ce Pont-à-cellois vient de lancer son entreprise d’élevage et de reproduction de reptiles rares, « Bo Reptiles ».

Boris Levecq (18 ans) a une passion peu commune pour... les reptiles rares ! Chez lui, à Pont-à-Celles, il en possède une dizaine : aussi bien des caméléons et des varans que des iguanes ou des serpents. Mais depuis quelques mois, il a décidé de passer la seconde et de lancer son projet d’élevage de ces animaux qui le fascinent depuis plus de cinq ans. « Au départ, j’étais intéressé par les aquariums... puis j’ai dû renoncer, car ils étaient trop grands pour ma chambre. Alors je me suis pris un lézard et tout a commencé. »

De plus en plus de Belges sont séduits par les NAC – cette appellation des « Nouveaux Animaux de Compagnie » reprenant les animaux qui diffèrent de nos traditionnels chiens et chats domestiques. On estime le nombre de leurs propriétaires à 250.000 en Wallonie. Un potentiel marché, donc, pour Boris.

Aujourd’hui – avec l’aide du Studentlab –, cet étudiant en agronomie à finalité technologie animalière (HELHa de Montignies-sur-Sambre) se lance dans l’aventure d’un étudiant indépendant.

PASSER PAR LA PROFESSIONNALISATION


Première étape : se professionnaliser avec un site web.


« Je suis en train de le construire. D’ici janvier 2020, on pourra y trouver un web shop avec de l’alimentation spécialisée, des équipements adaptés – souvent difficiles à trouver en Belgique – et même des animaux. Je ne livrerai toutefois pas ces derniers : il faudra se déplacer chez moi ou dans les salons dans les-quels je me rends. ». Dans le même temps, avec le soutien de ses proches, Boris a pu entreprendre d’importants travaux d’aménagement de sa demeure en des locaux dédiés spécifiquement à son activité. Ces locaux de 20m dans un premier temps s’étendront à 100m2 d’ici quelques mois. « Je compte ainsi y mettre un centre d’import/de quarantaine

pour mes nouvelles espèces et un centre d’élevage regroupant plusieurs gros projets de reproduction. De 200 à 250 animaux différents pourront s’y retrouver. »

Le jeune homme proposera également des formations théoriques et pratiques de nourrissage, mais aussi de création et d’entretien des terrariums et paludariums naturels adaptés aux espèces vendues.

PRÉSERVER DES ESPÈCES RARES

Toutefois, Boris ne compte pas s’arrêter en si bon chemin ! Son rêve ultime ? Créer un parc zoologique avec des grandes serres pour ses animaux. En cela, il vise à la protection et la préservation de ces espèces rares dans un biotope proche de leur milieu naturel, et peut-être un jour s’investir dans des programmes de réinsertion. Son projet, c’est aussi un bon moyen pour le jeune entrepreneur de casser les clichés sur ces animaux souvent craints par la population.

« Je veux montrer que ces animaux ne sont pas agressifs ou méchants. Ils sont calmes, ils se laissent aller avec moi. Ce que je préfère avec eux, c’est le contact unique et privilégié avec des espèces qu’on ne voit pas partout. » Si vous avez besoin de conseils ou que vous souhaitez vous procurer un reptile, vous pouvez toujours faire appel à Boris via sa page « Bo Reptiles ». Mais attention, si certaines espèces peuvent être détenues librement, d’autres nécessitent une déclaration environnementale de classe 3 ou un permis d’environnement de classe 2, des documents que l’on obtient auprès de l’administration communale.

Article de MAXIME MAILLET dans la Nouvelle Gazette du mercredi 20 novembre 2019

 

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