Braquage à Luttre, l’agresseur a chargé son arme en rentrant !

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Le jeudi 24 octobre, le magasin « Vape-shop », rue Roosevelt à Luttre (Pont-à-Celles), s’est fait braquer. Un épisode plutôt furtif, dont le gérant, Dimitri De Kinder, se souvient pourtant très bien. Il a réussi étonnamment à garder son calme, face à un individu qui braquait une arme chargée à seulement quelques centimètres de lui.

Dimitri De Kinder n’a que 21 ans. Pourtant il est déjà gérant d’un magasin de cigarettes électroniques. Jeudi dernier, à quinze minutes de la fermeture, soit à 18h15, un individu armé a fait son apparition à l’entrée de son magasin. Dimitri pensait d’abord à une blague, n’y prêtait pas plus attention que ça. Mais l’homme, après avoir armé son revolver, a pénétré rapidement dans l’enceinte du commerce. C’est alors que l’agresseur arrive face à Dimitri, pointant dangereusement son arme dans sa direction. Mais le gérant est au téléphone et ne prend toujours pas le braqueur au sérieux.

« La caisse », lui répète-t-il plusieurs fois. « Deux secondes, tu ne vois pas que je suis au téléphone ? » lui ré- torque le jeune homme.

« SON REVOLVER CONTRE MOI »

Perdant patience, l’individu armé passe alors à l’arrière du comptoir. Il bouscule et menace Dimitri de son arme:«Il a mis son revolver au niveau de mes côtes, je la sentais contre moi », se souvient Dimitri. Mais il garde pourtant son calme : « J’ai dit à la personne au téléphone que j’étais en train de me faire braquer, et j’ai raccroché. »

Il répétait sans cesse « La caisse, la caisse ! », ajoute-t-il encore. « Je ne pense pas qu’il a dit d’autres choses. Je lui ai ouvert et il a pris tout ce que contenait la caisse... Mais il y avait 300 € maximum, il n’a pas gagné grand-chose... Seulement ce que je me suis fatigué à gagner sur la journée, et ça, c’est vraiment râlant. »

INSUPPORTABLE POUR UN PÈRE

Le braqueur repart alors en courant. Dimitri appelle son papa, Pascal, qui arrive trois minutes plus tard. « Je suis arrivé le plus vite que j’ai pu, mais je n’ai pas réussi à trouver celui qui a agressé mon fils. C’est insupportable pour un papa, de savoir que son fils a été menacé d’une arme », déplore-t-il. Pas de chance pour le braqueur, le magasin est équipé de caméras de surveillances qui ont filmé toute la scène, sous plusieurs angles. On voit clairement l’apparat de l’agresseur : « Il portait un pantalon fluo d’ouvrier, une chemise molletonnée de bûcheron quadrillée, des lunettes de soleil et un bonnet. On aurait vraiment dit que le gars rentrait du boulot et voulait se faire un petit supplément », détaille Dimitri. « Il devait avoir 40-45 ans. » Mais encore plus, « on voit sur les caméras de surveillance, qu’avant de venir braquer mon magasin, il a tenté d’aller à la librairie... mais elle était fermée. » Une chose est sûre : les commerçants du quartier sont prévus mais surtout mobilisés, pour ne plus que cet agresseur puisse s’en prendre à eux.

 

Article de  AN-C.C dans la Nouvelle Gazette du mardi 29 octobre 2019

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