Une tentative d’agression sexuelle est survenue ce mardi à Obaix

Il m’a dit de me déshabiller et m’a menacée d’un couteau »

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Ce sont des faits de mœurs qui ont secoué Pont-à-Celles ce 2 juillet, à Obaix plus précisément. En effet, ce mardi matin, vers 8h, une dame de 48 ans a été victime d’une agression à caractère sexuel sur le chemin du travail. Fort heureusement, celle-ci s’en sort sans séquelles physiques, bien qu’elle soit fortement choquée par les événements.

Aussi bien la police de la zone Brunau que le parquet de Charleroi confirment des faits à caractère sexuel ce mardi matin, suite à la plainte d’une Louviéroise de 48 ans. Une habitante de La Louvière se rend au travail à Obaix, une section de la commune de Pont-à-Celles. Aide-ménagère, elle se rend chaque mardi chez un client habitant ce coin-là.

C’est donc, comme à son habitude, qu’elle prend le train à 7h27, à La Louvière, pour arriver et descendre, peu avant 8h, à l’arrêt de train Obaix-Buzet. « Je suis descendue et j’ai emprunté le chemin par lequel je passe chaque semaine. Jusque-là, je n’avais jamais eu aucun problème », nous raconte cette dame, encore choquée par les événements.

Pour arriver chez son client, l’aide-ménagère doit passer par un sentier qui traverse les champs d’Obaix. Ce sentier se situe entre la rue de Tienne et la rue du Moulin à Vent, lorsqu’elle sent que quelqu’un la suit : « J’ai senti une présence, et j’ai vu qu’un homme me suivait lorsqu’un deuxième est arrivé. Il a ensuite commencé à tirer mon sac et à metenir parlà . À cet instant, je lui ai dit ‘qu’est-ce que vous faites ? On se connaît ?’ ».

« DÉSHABILLE-TOI ! »

C’est alors que les deux hommes se mettent à rire ensemble. « Après quoi, ils m’ont demandé de me déshabiller. Et c’est là qu’un des deux hommes sort un couteau suisse pour me menacer... », se souvient la Louviéroise. Elle enchaîne : « Ils essayaient de me violer. Pour les faire fuir, j’ai fait semblant d’être accompagnée en faisant croire que mon compagnon était derrière. J’ai donc crié après, faisant croire qu’il allait arriver. »

La femme a probablement adopté le bon réf lexe puisque, après cela, l’un des deux hommes s’écrie : « Ce n’est pas notre jour de chance... Elle n’est pas toute seule ! » « Après que j’ai crié, les deux hommes se sont enfuis », nous révèle la femme. Depuis, celle-ci a porté plainte à la police. La zone Brunau a été mise au courant des faits, c’est elle qui prendra l’affaire en charge.

 

DEUX HOMMES ALCOOLISÉS

Selon la victime, les deux hommes « sentaient fort le tabac et l’alcool. Ils n’étaient pas non plus très propres sur eux, sur leurs vêtements... Ils ne sentaient pas bon. » D’après elle, ils auraient entre 45 et 60 ans.
Après coup, elle s’estime chanceuse qu’il ne lui soit rien arrivé : « Je suis vraiment choquée. Depuis ce moment-là, je ne suis pas bien. Heureusement, ils ne m’ont pas fait de mal. J’ai crié et j’ai réussi à m’échapper. J’ai eu de la chance. »

Article d'A.-C.C. dans la Nouvelle Gazette du 3 juillet 2019

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