Idée sortie en famille : petit tour au musée de la frite

Quoi de plus normal en Belgique que de visiter un musée dédié à la frite ! L’espace muséal didactique qui relate l’histoire de la pomme de terre et des condiments qui l’accompagnent habituellement est installé dans les murs de la Saaihalle, un bâtiment classé à deux pas de la Grand-Place de Bruges. Il a ouvert ses portes il y a un peu plus de dix ans.

TOUTE L’HISTOIRE DE LA FRITE

La frite est-elle née chez nous ? Quel en est son secret de préparation ? D’où vient la tradition de la célèbre frite belge ? Quand sont nées les friteries ? Qui a inventé le cornet ? Autant de questions qui trouvent leurs réponses dans le musée du centre de l’une des plus belles villes de notre pays.

Avec la Belgique, la France, l’Espagne et l’Amérique du Sud revendiquent aussi les origines de la pomme de terre. Celle que nous connaissons était au départ un tubercule blanc d’Amérique du sud croisé avec d’autres variétés. L’histoire dit que l’origine de la frite belge remonterait à 1759, le long des rives de la Meuse. Alors que l’hiver frappe de plein fouet, les riverains ne peuvent momentanément plus pêcher des petits poissons dans le fleuve, victuailles qu’ils consommaient frits et légèrement salés.

Ils ont alors imaginé un substitut démocratique. La frite s’est avérée être le substitut recherché, sa morphologie rappelant celle des petits poissons. La visite du musée est une page historique qui nous ramène 8000 ans avant notre ère dans les Andes péruviennes. On y a retrouvé des tubercules dans un sarcophage enfoui dans les catacombes dans les montagnes. Les Indiens des Andes avaient l’habitude de voyager. Les humains tombaient régulièrement malades alors les lamas tenaient le coup en mangeant simplement des tubercules enfouis dans le sol. Les nomades ont alors adopté la pomme de terre aux multiples vertus.

En 1737, Antoine Parmentier, un apothicaire et agronome militaire français remarque pendant son emprisonnement en Prusse la bonne santé des soldats français exclusivement nourris de pommes de terre. À son grand étonnement, personne n’était sous-alimenté ni épuisé. Après une famine en 1769, il participe à un concours lancé par l’Académie de Besançon. Comme les soldats exclusivement alimentés de pommes de terre pendant la guerre des sept jours avaient tous survécu, l’apothicaire en déduit que le féculent devait être un remède efficace contre la dysenterie. Parmentier gagna le prix et œuvra pour que le tubercule soit au menu des prisons et des hôpitaux. Le visiteur se laisse guider par les vidéos, panneaux et visuels.

Depuis peu, une salle met en avant les vertus scientifiques de la pomme de terre. On y voit notamment un réveil actionné par l’énergie de la patate. Dans le sous-sol, une odeur alléchante guide les visiteurs vers la friterie. Le Musée est installé depuis une dizaine d’années dans la Saaihalle, un magnifique bâtiment classé. La structure est composée de deux parties, une datant de la fin du 14ème siècle et une autre du 15ème. Le musée est ouvert tous les jours de 10h à 17h. 7 € pour les adultes et 5 € pour les enfants

le lien pour le site web ici

Commentaires

  • Le musée de la Frite se parcourt rapidement. En 1h (avec des enfants), on en fait le tour. Comme son voisin le musée du Chocolat, les salles sont bien pensées et les informations claires et didactiques. Ce musée a une jolie promesse pour les enfants mais le contenu ne plaira vraiment qu'aux plus grands (au delà de 10 ans). À faire un jour de pluie sur Bruges typiquement.

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