Pont-à-Celles-Courcelles: le permis pour les éoliennes Ventis octroyé par le ministre de l’environnement wallon, Carlo Di Antonio

Le parc éolien longera la E42

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Le ministre de l’environnement wallon, Carlo Di Antonio a accordé le 11 août à la société Ventis un permis d’exploitation pour un parc de 8 éoliennes le long de l’autoroute E42, dont 7 sur le territoire de Gouy-lez-Piéton et 1 sur Pont-à-Celles.

Le ministre Di Antonio a ainsi infirmé la décision des fonctionnaires délégué et technique qui avaient refusé ce projet. La société tournaisienne Ventis avait introduit un recours contre cette décision auprès du ministre qui leur a donné raison. Le permis est octroyé sous certaines conditions. Pour rappel, la société Ventis avait déjà obtenu un permis de classe 1 pour ce projet en janvier 2015. Mais, il avait été annulé par le Conseil d’État en mars 2017, la société Ventis n’ayant pas suffisamment exploré les alternatives de localisation. Ventis avait demandé au bureau d’études CSD Ingé- nieurs d’apporter un complément à l’étude d’incidences. L’enquête publique avait eu lieu en juin dernier.

COURCELLES 100 % POUR Courcelles et Pont-à-Celles ont des positions diamétralement opposées sur ce parc éolien. Courcelles soutient l’installation des 7 éoliennes à Gouy-lez-Piéton. Pour des motifs environnementaux : ce parc permettrait d’alimenter en électricité 10.000 foyers. Mais aussi pour des motifs économiques. Le projet prévoit que la commune détiendra 20 % des parts de cet investissement de 30 millions €, parts qu’elle ouvrirait aux citoyens courcellois.

PONT-À-CELLES CONTRE Pont-à-Celles est opposée à l’implantation d’1 des éoliennes sur son sol car elle amputerait de bonnes terres agricoles. « Nous sommes étonnés de l’octroi du permis à Ventis. Mais, cela correspond à la nouvelle politique d’implantation des éoliennes en priorité le long des autoroutes. Cependant, même si ces éoliennes sont construites le long de l’autoroute E42, elles auront un impact négatif sur le paysage pour les Pont-à-Cellois. On les verra de la rue Saint-Antoine. Nous ne sommes pas contre les éoliennes dans l’absolu, mais pas au détriment des Pont-à- Cellois. Nous devons encore analyser si nous allons introduire un recours au conseil d’État », dit Ingrid Kairet-Collignon (MR), échevine de l’Environnement de Pont-à-Celles. La décision d’octroi du permis d’exploitation peut être consultée aux administrations communales de Courcelles et de Pont-à-Celles du 24 août au 12 septembre, un recours pouvant être introduit au conseil d’État dans les 60 jours à dater de sa publication. 

Article d'E.MA. dans la Nouvelle Gazette du 28 août 2017

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