Médicaments : Prix en hausse à partir de ce 1 avril

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À partir de ce 1er avril 2017, certains médicaments coûteront plus cher en Belgique. Les mesures annoncées par la ministre de la santé Maggie De Block entreront en effet en application à partir de cette date. Objectif avoué : réaliser une économie budgétaire de 900 millions d’euros en matière de soins de santé. Pour les patients de la région, la tentation est grande de passer la frontière française dans l’espoir de bénéficier de tarifs plus bas. S’il vaudra mieux acheter ses sprays nasaux dans une officine française, d’autres médicaments resteront malgré tout meilleur marché en Belgique.

Sprays nasaux à base de corticostéroïdes : le prix va tripler !

Dès le 1er avril, tous les sprays nasaux à base de corticostéroïdes passeront de la catégorie B (remboursés à 75 %) à la catégorie Cx (remboursés à 20 %). L’Avamys, par exemple, coûtera 12,06 euros au lieu de 3,77 euros. Afin de justifier cette mesure, la ministre a évoqué une surconsommation dangereuse. Une étude menée par les universités de Gand et de Liège a en effet démontré qu’un patient sur deux utilise ces sprays de manière excessive. « Ces sprays ont un intérêt quand un patient souffre d’une rhinite saisonnière. Le problème, c’est que certains patients abusent des vasoconstricteurs et là un cercle vicieux peut s’installer car ces sprays peuvent causer des problèmes au niveau des muqueuses nasales, » explique Alain Chaspierre, de l’association pharmaceutique belge

Antiacides : les grands conditionnements non remboursés

Les antiacides sont employés afin de traiter les patients souffrant d’aigreur et d’acidité gastriques pouvant mener à l’ulcère. Comme annoncé, les grands emballages de plus de 60 comprimés ne seront plus remboursés. Les petits conditionnements (moins de 60 comprimés) resteront néanmoins en catégorie B (remboursés à 75 %). Pour une boîte de 100 comprimés de Pantomed (40 mg), le patient devra ainsi débourser 31,94 euros (au lieu de 7,99 euros actuellement). Cette mesure entrera en vigueur également à partir du 1er avril. Selon Alain Chaspierre, il s’agit d’une mesure « de bonne pratique » : « Sauf exception, l’utilisation de ces antiacides à forte dose pendant plus de huit semaines n’a pas d’intérêt. Il s’agit donc là d’éviter le gaspillage. En outre, à long terme, ces médicaments peuvent induire des effets indésirables, tels qu’une baisse de magnésium ou une décalcification. »

Antibiotiques : ils seront deux fois plus chers

Dès le premier mai cette fois, un certain nombre d’antibiotiques prescrits par les médecins changeront de catégorie Inami : de B (remboursés à 75 %) à C (remboursés à 50 %) « Mais l’impact sur le patient sera minime, les antibiotiques étant vendus à des prix dérisoires, » relativise Alain Chaspierre. « Il ne faut pas se leurrer, il s’agit encore d’une mesure d’économie. Mais au delà de ça, le message qui est adressé à la population c’est de réduire sa consommation d’antibiotiques. »

Bref nous mettrons une fois de plus la main au porte-monnaie 

source : article V.P.sudpresse

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