SNCB: On saura ce lundi si la grève du rail aura lieu....

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Prévue mercredi 6 et jeudi 7 janvier, la grève du rail a du plomb dans l’aile depuis quelques jours. En cause, la décision de l’ACV-Transcom et l’Acod Spoor, respectivement les pendants flamands de la CSC-Transcom et de la CGSP Cheminots, qui ont décidé mercredi dernier de se retirer du préavis de grève, afin de favoriser la concertation avec le gouvernement. « Moi, je ne crois pas, à la concertation sociale dans ce cas », réagissait hier le secrétaire général de la FGTB, Marc Goblet. « Ou alors, le gouvernement doit repartir d’une page blanche. »

Mais vu la situation, le mouvement social s’essouffle considérablement, au point qu’on peut se demander si la grève prévue aura bien lieu. « C’est trop tôt pour le dire. C’est la CGSP qui décidera, pas moi. Pour ma part, j’ai appelé à l’unité des syndicats. »

« C’EST TRÈS COMPLIQUÉ »

Étant donné que les grèves peuvent encore être annulées jusqu’à 48 heures avant le dé- but des actions, la journée de lundi risque d’être chargée dans les deux syndicats. La FGTB réunira ses instances lundi, tandis que la CSC Transcom a annoncé samedi, par la voix de sa secrétaire nationale Isabelle Bertrand, qu’une réunion interne est prévue lundi matin pour réévaluer la situation « qui évolue d’heure en heure. » « On aimerait bien rencontrer nos collègues néerlandophones », déclarait hier Mariane Lerouge, responsable générale de la CSC Transcom. « Mais c’est très compliqué, on a envie que ça se passe bien. On ne va donc pas faire de débat dans les médias, afin de ne pas prendre le risque d’empirer les choses. »

On marche donc sur des œufs du côté des syndicats francophones, où on semble avoir du mal à comprendre les décisions des syndicalistes flamands, avec lesquels il faut toutefois veiller à ne pas se fâcher pour ne pas perdre l’unité face au gouvernement fédéral. Un gouvernement qui reste ferme. Le ministre de l’emploi et de l’économie Kris Peeters a d’ailleurs répété que l’abandon des pré- avis de grève de janvier restait une condition pour la désignation de conciliateurs sociaux. Reste que cette situation incertaine n’est toujours pas du goût des navetteurs, et notamment des étudiants, qui vont rentrer en session d’examens cette semaine.

Source 7dimanche G.I

 

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