Parc éolien : Pont-à-Celles dépose un recours au Conseil d’État

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La commune de Pont-à-Celles va en recours devant le Conseil d’État contre le permis octroyé par le ministre Di Antonio à Ventis et Electrabel. Le projet de parc éolien, qui devait s’installer en bordure de l’autoroute E42, est gelé. « Mais, pas abandonné », insiste Courcelles, contrariée par l’action en justice de sa voisine.

Après s’être tâtés, les conseillers pont-à-cellois ont finalement tranché : la commune dépose un recours en annulation, mais aussi en suspension contre le permis unique délivré, en janvier, par le ministre wallon de l’aménagement du territoire. C’est à tout le moins un coup de frein qui est ici donné au projet éolien. Le Conseil d’État dispose de 30 jours pour jauger si danger et urgence il y a… La haute juridiction devra aussi se prononcer sur le fond. Et, elle a ici tout le temps pour rendre son arrêt…

COURCELLES S’INTERROGE SUR L’ATTITUDE DE SA VOISINE...

« Nous étions a priori partisans de l’éolien. Mais l’expérience a fait de nous des partisans prudents», dé- clare Christian Dupont. Allusion au parc éolien d’Obaix, pourtant développé de concert avec la population, mais qui fait aujourd’hui l’objet d’une fronde. Le bourgmestre PS de Pont-à- Celles se retranche aussi derrière les avis défavorables des fonctionnaires délégué et technique. Pêlemêle, il pointe encore des formalités administratives incomplètes, l’impact visuel du projet dans l’environnement pont-à-cellois, ou encore les nuisances sonores qu’il pourrait générer. « Ce projet grignotera aussi une dizaine d’hectares… sur une belle plaine agricole extrêmement fertile ».

UN AGENDA CACHÉ ? Du côté de Courcelles, la pilule est amère à digérer. La majorité MR/cdH/Écolo avait accueilli plutôt favorablement ce projet. Elle songeait à s’y greffer et, dans la foulée, à y intégrer une dimension citoyenne, en l’ouvrant à la population. « Nous avons gardé tout au long de la procédure une attitude cohérente. Le permis délivré était d’ailleurs conditionné à une série de mesures de protection. J’espère qu’il n’y a pas d’agenda caché dans la logique pont-à-celloise », s’interroge Christophe Clersy (Écolo), l’échevin courcellois en charge de l’Énergie. « En clair, que Pont-à-Celles ne recale pas ce projet, pour en faire revenir un autre, celui de l’extension du parc d’activités économiques… » Benoît Mat, administrateur de Ventis a d’ores et déjà fait savoir qu’il n’entrait pas dans ses intentions de jeter le gant. 

M-G.D.

 

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