margarita

  • Maison de la Laïcité ciné-débat du 17 mai 2017 "Margarita with a straw"

    pont-à-celles,sudinfo,vandeplas,johnny

    7, Rue de L'Eglise

    Acceuil: 14h00

    Prix: Gratuit

    Synopsis: 

    MARGARITA, WITH A STRAW est une ode à la liberté et à l’émancipation individuelle. Scénarisé et mis en scène par Shonali Bose et Nilesh Maniyar, le long-métrage indien a pour héroïne une jeune fille décidée à se battre pour son indépendance et à profiter de la vie en faisant exploser les barrières normatives et une certaine bienséance la réduisant à son handicap. Tendre et éclairant.

    Le premier mouvement du film tend à nous confronter au quotidien de Laila (Kalki Koechlin) dont nous découvrons le handicap. En fauteuil roulant et mal assurée dans ses mouvements, la jeune fille suit une scolarité normale et batifole avec l’un de ses camarades. L’arrivée d’un nouveau venu suscite une nouvelle passion tant Laila est fascinée par le jeune homme qui, comme elle, est féru de musique. Mais aussi superbes soient-elles, les paroles qu’elle écrit pour les compositions qu’il interprète peuvent-elles être l’outil de sa séduction ?

    Margarita with a straw

    Fort de transcender l’énergie de leur protagoniste, le duo de réalisateurs assoit sa normalité indépendamment des regards qui se posent sur elles. Des regards dont le caractère jugeant voire consensuel devient l’un des principaux enjeux dès lors qu’ils incarnent ce contre quoi Laila se bat.

    Encadrée par sa famille entre un père à l’humour aussi jovial que lourdaud et une mère des plus attentionnée – Laila est décidé à saisir l’opportunité qui lui est offerte d’aller étudier à New York. Un deuxième mouvement narratif s’opère alors, et l’émancipation peut enfin prendre place. Au cours de son parcours, Laila répond à la fougue de ses sentiments. Amoureuse de la vie, elle brûle d’aimer… et de se sentir aimée. Projette-t-elle quelque relation idyllique que l’amour la happe alors d’une manière inédite. Elle fait elle-même exploser les cloisons de toute normativité et aime indépendamment d’un genre ou d’un sexe. Un ultime mouvement s’ouvrira alors, conduisant Laila à s’affirmer pleinement.

    Alors que la frontalité de l’approche fait de nous les témoins de cette émancipation, la réalisation tend conjointement à exacerber le ressenti de Laila. Aussi c’est sans le moindre misérabilisme et avec beaucoup de pudeur que les gestes de Laila sont captés et deviennent les révélateurs de sa détermination.

    Source: ungrandmoment.be