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  • Une page Facebook incite les élèves à la haine: l'institut Sainte-Anne de Gosselies porte plainte

    Une page Facebook, dont l’auteur reste inconnu, publie des photos et des informations illégales sur des élèves de l’école Sainte-Anne Gosselies. Cette page incite des jeunes à insulter leurs camarades et diffuse anonymement des commentaires haineux. « Dites-moi ce que vous voulez savoir et je vous dirai tout. Je n’ai aucune pitié pour cette école », annonce l’inconnu(e). La directrice de l’institut porte plainte.

     

    
Énorme malaise à l’institut Sainte-Anne de Gosselies.

    Montage Sudpresse/Facebook

    Énorme malaise à l’institut Sainte-Anne de Gosselies.

    Cette page est toute récente, elle date du 30 mars 2014 et s’intitule, non sans fautes d’orthographe : « La veriter de l’ecole sait anne gosselie ». Avec déjà 209 « j’aime » et 82 personnes qui en parlent, la page a manifestement du succès dans la région. De nombreux élèves viennent y poster des commentaires parfois très dégradants envers certains élèves de l’établissement scolaire.

    L’auteur de la page invite les étudiants à lui communiquer par message privé des informations sur l’un ou l’autre qu’il diffuse anonymement sur la page. C’est bien l’institut Sainte-Anne qui est visé.

    Certains commentaires dépassent largemment le seuil de la méchanceté et de la vulgarité.

    Ce n’est que récemment que la directrice de l’établissement, Chantal Collard, est informée de l’existence de cectte page. « Je ne l’ai su que depuis une heure. Des élèves l’ont signalé à un professeur. Pour l’instant, on n’a pas encore reçu de plaintes de parents d’élèves mais on est en train de gérer l’affaire au mieux. En ce qui concerne les sanctions, j’ai porté plainte à la police judiciaire. Je verrai avec elle les sanctions qui vont suivre. Pour le moment, on ne sait pas encore qui est l’auteur de cette page, il peut être de l’école même ou bien de l’extérieur », annonce-elle.

    L’école est bel et bien décidée à poursuivre l’auteur des faits. Elle remet l’affaire entre les mains de la Fédéral Computer Crime Unit.

    Plus d’informations dans La Nouvelle Gazette de Charleroi de ce vendredi 4 avril.