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  • Santé, les dispositifs intra-utérins modernes: fiabilité et confort pour toutes les femmes

    dispositif intra utérins.jpgDr Dominique-Jean Bouilliez

    Chaque samedi, Sudpresse vous propose gratuitement un supplément Santé en collaboration avec «Le journal du patient». A découvrir ce samedi: un dossier sur les dispositifs intra-utérins modernes. Petit avant-goût...

    180 millions de femmes dans le monde ont opté pour un dispositif intra-utérin en tant que moyen contraceptif. Avec succès. Et confort. Réalisé par un gynécologue lors d’une consultation, idéalement pendant les règles, le geste n’est pas ou peu douloureux et ne dure que quelques minutes. S’il permet d’éviter de prendre des doses relativement importantes d’hormones par la bouche, il rend également plus facile la vie de la femme qui n’a plus besoin de penser à sa contraception tous les jours, toutes les semaines ou tous les mois. Cette méthode intra-utérine est efficace dès sa mise en place, avec l’avantage de retrouver – dès son retrait – la fertilité antérieure.

    L’efficacité de la contraception est liée à la manière de l’utiliser

    Le premier objectif d’une contraception est d’éviter les grossesses non désirées, dont la fréquence reste préoccupante (32 femmes sur 1.000 âgées de 15 à 44 ans, chaque année, en Europe Occidentale), surtout chez la femme jeune. Inutile de rappeler dans ce contexte que l’efficacité des spermicides, des préservatifs, du retrait ou de l’abstinence sexuelle périodique est liée directement à l’utilisation ponctuelle de la méthode. Quant à l’efficacité de la pilule, elle est quasiment de 100% (et ce dès le premier comprimé) à condition de démarrer le premier jour des règles et de la prendre régulièrement et sans l’oublier, ce qui semble être très difficile pour beaucoup de femmes.

    Il y a donc une différence considérable entre l’efficacité contraceptive théorique et son efficacité pratique. Les oublis de pilule seraient à l’origine de 7 à 10% des grossesses non désirées.

    Fiabilité et efficacité: les deux atouts majeurs des systèmes intra-utérins

    Il existe deux types de contraception intra-utérine: les systèmes au cuivre et les systèmes de type hormonal.

    Les stérilets en cuivre sont placés dans le fond de l’utérus: ils empêchent la nidation et agissent sur les spermatozoïdes en réduisant leur motilité et leur viabilité, ainsi que sur les cellules reproductrices de la femme (ovocytes).

    Le système hormonal intra-utérin, que l’on appelle aussi parfois ‘stérilet hormonal’ est un tout petit objet souple, également en forme de T et placé dans l’utérus, et qui possède un réservoir contenant une hormone: le levonorgestrel. Ce réservoir libère tous les jours de très petites quantités de cette hormone. Cette libération est très locale (au niveau de la matrice), ce qui diminue considérablement les taux d’hormones dans l’organisme (on parle de taux 60-100 fois moins élevés par rapport aux pilules contraceptives).

    Les méthodes intra-utérines, au cuivre ou hormonales, peuvent être placées pour plusieurs années (de 3 à 5 ans), mais elles peuvent aussi être retirées à tout moment sans perturber le souhait de maternité lorsqu’il est formulé par la femme.

    Votre gynécologue vous conseillera au mieux le système le plus approprié pour votre cas personnel.

    A qui convient-il?

    D’une manière générale, on peut dire que ce système convient à toutes les femmes qui recherchent une contraception confortable, fiable, moderne et sans souci: une contraception très efficace à laquelle il ne faut plus penser une fois placée. Le système intra-utérin est aussi fiable que la stérilisation, avec les énormes avantages d’une part, d’être réversible quasiment à 100% et d’autre part, efficace dès le jour de sa mise en place dans l’utérus. Il s’adresse aussi bien à la jeune femme qui n’a pas encore eu d’enfant qu’à celle qui ne souhaite plus avoir d’enfants… sans toutefois écarter la possibilité d’un petit dernier, si le désir s’en faisait sentir ultérieurement.

    Retrouvez notre dossier sur ce sujet, mais également l’ensemble de notre supplément, dans nos éditions de ce week-end, et sur notre site, dans notre section consacrée à la santé