insectiside

  • Les œufs au Fipronil, le nouveau scandale !

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    « L’Afsca s’attaque plus vite aux petits producteurs »

    Carlo Di Antonio (cdH), le ministre wallon de l’Environnement, n’en démord pas. L’Afsca doit, selon lui, changer sa façon de procéder et réorienter ses moyens d’action.

    « L’Afsca dépense beaucoup d‘énergie pour réglementer et contrôler la petite production artisanale qui, au pire, en cas de problème, ne contaminera que peu de personnes. L’effort doit être mis sur la production industrielle car les enjeux sont énormes avec un très grand nombre de consommateurs potentiellement contaminés. Le risque sanitaire est beaucoup plus grand avec des œufs au Fipronil qu’avec une tarte au riz, qui soi-disant n’a pas été conservée à bonne température et qu’il faut détruire ! »

    On rappellera que ce scandale des œufs a été révélé, non suite à un contrôle proactif de l’Afsca, mais suite à un auto-contrôle. C’est le casseur d’œufs lui-même qui a relevé la présence d’insecticide dans ses produits et qui a alerté l’Afsca. Tout cela réveille de bien mauvais souvenirs à José Munnix (Battice), le petit producteur de fromage de Herve, un fromage à base de lait cru qui a été sanctionné par les inspecteurs de la sécurité de la chaîne alimentaire.

    « FACILE À DÉMOLIR »

    En 2015, l’Afsca a effectué un contrôle dans son atelier et a saisi 1.700 fromages, sous prétexte qu’ils présentaient trop de listeria.

    « En réalité, ils avaient mal interprété la législation et ils ont finalement écoulé mes fromages sur le marché, après les avoir transformés en tartiflettes et croquettes ! On est des petits producteurs, l’Afsca a plus facile à nous démolir ! », conclut José Munnix qui, depuis lors, a fermé sa fromagerie.

    « Les grosses chaînes de distribution ont d’autres moyens de pression que nous… Dans l’industriel, ils reçoivent des p.-v., mais ils paient leurs amendes, qu’ils ré- percutent sur les prix (et donc le consommateur) et continuent leur production. Nous, petits producteurs, on se relève très difficilement. J’ai d’ailleurs arrêté ma fromagerie suite à cela. D’accord, j’ai 72 ans, mais l’Afsca a précipité l’arrêt de mes activités. Et je n’ai reçu aucune indemnisation. À la limite, je dois leur dire merci de ne pas avoir dû payer l’évacuation de mes fromages. »

    Aricle complet de F. DE H dans la Nouvelle Gazette du 7 août 2017