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  • Grève sauvage à la SNCB de ce mardi 22 avril: demandez une compensation

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    Ce mardi matin, une grève sauvage au départ des gares de Lièges-Guillemins et de Liers a fortement perturbé le trafic des trains, notamment à destination de Namur et dans une moindre mesure vers Bruxelles. C’est l’occasion pour les navetteurs de demander un dédommagement à la SNCB.

    En novembre de l’année dernière, le ministre des Entreprises publiques Jean-Pascal Labille (PS) avait appelé la SNCB à adapter son régime de compensations afin d’être en règle avec la législation européenne. Jusqu’alors les chemins de fer belges indemnisaient les voyageurs pour certains retards. Mais les cas de force majeure n’étaient pas pris en considération. Dans un arrêt de septembre 2013, la Cour de justice de l’Union européenne avait estimé que les passagers devaient également être indemnisés lorsque le retard de leur train était à un cas de force majeure, comme par exemple une chute de neige inattendue ou une grève sauvage.

    «Nous nous sommes adaptés», confirme Thierry Ney, porte-parole de la SNCB. Concrètement, un voyageur qui a eu retard de plus de 60 minutes à cause de la grève sauvage de ce matin peut demander une compensation forfaitaire équivalente à 100% du prix de base d’un trajet simple. La demande doit être introduite dans les quinze jours calendrier, soit via un formulaire obtenu dans la gare au moment de la grève, soit via le service clientèle en ligne du site www.belgianrail.be.

    Si le retard était de 30 minutes, il peut être comptabilisé avec au moins neuf autres de la même durée et survenus sur une période de six mois. Tous ensemble, ils donnent doit à une compensation de 50% par retard. Le dispositif prévoit aussi une compensation de 25% par retard par un minium de 20 retards de 15 minutes sur une période de six mois.