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  • Fait historique, insolite et incroyable à Pont-à-Celles !

    Trophée subtilisé à l’armée allemande pendant la Grande Guerre 1914-1918 par Victor Mondeville de Thiméon et François Wallemacq de Pont-à-Celles

     

    En primeur, voici un récit que vous allez découvrir en fin d’année, à l’occasion des 80 ans de la mort du Roi Albert 1è, et de la commémoration des 100 ans de la Première Guerre mondiale.

    Cette histoire relate comment deux intrépides cheminots pont-à-cellois ont bravé l’armée allemande pendant la guerre de 1914-1918.

    Ces faits sont rapportés par Jean Painblanc dont un des oncles (Victor Mondeville) fût un des acteurs de cette aventure.

    Sur la photo de famille Jean avait une dizaine d’années, et le cliché fût pris le jour ou le blason a été déterré aux environs de 1945.

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    Photo prise aux environs de 1945

    Jean nous expose que de tout temps, les populations des régions occupées par un envahisseur ont toujours essayé de survivre en volant de la nourriture, du combustible ou des vêtements aux dépends de l’occupant, c’est ce qui s’est passé pendant la Grande Guerre 1914-1918.

    C’est alors que deux cheminots décidèrent de réaliser « un coup spectaculaire », par défi et au détriment de l’occupant.

    Malgré les sentinelles, à leurs risques et périls, la nuit, ils se rendirent sur le site de l’arsenal de Luttre, qu’ils connaissaient très bien, et là, ils démantelèrent deux blasons en bronze qui ornaient la locomotive d’un train allemand et revinrent chez eux, « ni vu ni connu » avec leurs trophées de guerre.

    Et comme toujours, ces petits faits furent oubliés au fil du temps ; jusqu’au 10 mai 1940, date où les troupes allemandes envahirent à nouveau notre pays.

    Se souvenant du passé, des atrocités commises par les Uhlans, Victor Mondeville cacha dans son jardin un blason dérobé 25 ans plus tôt.

    À la libération en 1945, il exhuma le « challenge » et le confia à son filleul Jean Painblanc, qui a toujours gardé ce cadeau de parrain Victor en souvenir.

    Après de nombreuses recherches, en consultant notamment un livre relatif à l’héraldique et à la généalogie des familles impériales et royales, Jean Painblanc a trouvé dans cet ouvrage l’historique du Roi de Prusse.

    Les lettres K.P.E.V. signifient KÖNIGREIDE PREUSSEN EINGETRAGENER VEREIN, réseau du transport du Roi de Prusse.

    Dans le livre historique, nous avons trouvé qu’en 1701, avec le consentement de l’Empereur d’Allemagne, Frédéric III, fils du Grand Électeur, prit le titre de Roi de Prusse. Le nouveau Roi se couronna lui-même à Königsberg (aujourd’hui KALININGRAD en Russie sur la mer baltique), sans requérir la moindre assistance ecclésiastique ! Le même jour, il créa l’ordre de l’Aigle noir et plaça ses initiales F.R (Fredericus Rex) sur la poitrine de l’aigle prussien.

    En 1795 Frédéric Guillaume II, ajouta aux serres de l’oiseau le sceptre et le globe symbolisant la royauté.

    N.B. Le second blason fait toujours partie du patrimoine de la famille Wallemacq.

     

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    Jean Painblanc, personnalité bien connue dans l'entité

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    Des faits, qui font les fiertés des deux familles et dont les Pont-a-Cellois se devaient de connaitre !

    VDP Johnny