escroquerie

  • Soyer vigilant, attention aux escroqueries par téléphone: Victime d’une tentative d’escroquerie par téléphone, Philippe Triest a eu le bon réflexe

    
La vigilance est de mise si vous recevez un appel mystérieux.

    Victime d’une tentative d’escroquerie par téléphone, Philippe Triest a eu le bon réflexe en ne donnant pas suite à cet appel mystérieux reçu sur son GSM. Le Wavrien s’est tourné vers le SPF Économie afin d’introduire une plainte et témoigne dans le but d’alerter la population sur ces pratiques.

    On peut supposer que si Philippe Triest avait mordu à l’hameçon, il aurait été délesté d’une belle somme d’argent. Jeudi dernier, le Wavrien a reçu un appel sur son téléphone portable. Le numéro, étrange de par sa composition, l’a tout de suite interpellé. «J’étais occupé sur mon ordinateur lorsque mon GSM a sonné. Il était 15h34 précisément et l’appel provenait du numéro +88233010228. Je n’ai même pas eu le temps de dire “Allô” qu’un message préenregistré se lançait. » « JE N’AI RIEN COMMANDÉ ! » En substance, son « interlocuteur » lui explique que le colis qu’il a commandé est arrivé. « On me dit que je dois raccrocher, former le numéro entrant et fournir le code 3125. Une fois cette manœuvre effectuée, je saurai où se trouve mon colis pour aller le rechercher. » Ayant bien compris quel tour on était en train de lui jouer, Philippe a raccroché et n’a pas donné suite. «J’ai vite senti l’arnaque, n’ayant de toute façon rien commandé ! Bien qu’il m’arrive souvent de le faire par Internet, je prends toujours mes précautions pour ne pas me faire berner. » Au lieu de rappeler, cet habitant de Limal a choisi d’alerter les autorités compétentes. «Je me suis rendu sur le site Internet du SPF Économie où j’ai introduit une plainte. Je leur ai fourni les coordonnées et éléments en ma possession. »

    « ILS JOUENT SUR LA PATIENCE »

    Philippe a donc eu le bon réflexe. Ce qui n’est pas toujours le cas… Au SPF Économie, on apprend que les conséquences financières peuvent être lourdes pour le citoyen qui se laisse prendre. « Souvent, les auteurs de ces arnaques jouent sur la patience des gens au bout du fil. Si vous en avez beaucoup, vous risquez de payer au prix fort la connexion téléphonique vers l’étranger… En conséquence, dès que vous sentez que vous n’avez pas une présence physique derrière, il vaut mieux directement arrêter l’appel. Et surtout ne pas retéléphoner si vous n’avez rien commandé !

    Malheureusement, certains citoyens tombent facilement dans le panneau », commente Chantal De Pauw, la porte-parole du SPF Économie. À partir de là, il y a peu d’espoirs d’obtenir un remboursement voire un quelconque dédommagement. Les auteurs sont en effet difficiles à identifier (voir ci contre). 

    LA RÉACTION DU SPF ÉCONOMIE « Souvent, les auteurs agissent depuis un call-center à l’étranger »

    Au SPF Économie, on nous explique que cette technique est bien connue de leurs services. « Elle revient de temps à autre par phase. Ce fut le cas début 2014 par exemple. À l’époque, on avait constaté un véritable pic avec 55 plaintes introduites sur une période très limitée. Cependant, on estime que l’arnaque touche beaucoup plus de monde. Les gens n’ont pas tous le réflexe de se plaindre », indique Chantal De Pauw. D’après la porte-parole du SPF Économie, cette arnaque émane probablement d’un call-center extérieur à la Belgique. « Nous avons déjà eu un cas en provenance de Tunisie. Quand cette situation se présente, nos services ont un rayon d’action limité. En Belgique, on peut procéder à la fermeture de la ligne. Pour l’Union européenne, on peut demander à nos collègues d’agir. Mais s’il s’agit de l’Indonésie, de l’Algérie ou de la Tunisie comme précédemment cité, c’est beaucoup plus compliqué. Et en général, ce sont ces pays que les auteurs choisissent. C’est meilleur marché et ils savent que les instances européennes peuvent difficilement intervenir… Le temps que l’on monte un dossier, ils ont déjà changé de pays. On court donc toujours derrière. »

  • Les dernières escroqueries sur Facebook: voici comment les repérer et les déjouer

    Concours facilement gagnés, offres de prêts bien trop avantageuses ou cartes-cadeaux purement gratuites : Facebook est un terrain de jeu pour les escrocs du Web. Les dernières arnaques en date sont repérables si on est à même d’identifier certains indices !

    DR

    Les arnaques sur Facebook sont un « secteur » juteux. En un an, le spam sur les réseaux sociaux a connu une hausse de 300 %. Les escrocs sont nombreux et, selon les sources, on parle d’un marché de plus de 160 millions d’euros en moyenne. Comme quoi, ça marche, malgré les mises en garde. Voici les indices qui permettent de déjouer certains types d’arnaques.

    L’offre de prêt

    Il y a tout d’abord ces offres de prêt en ligne. La proposition est alléchante et quelqu’un dans le besoin pourrait rapidement se faire avoir. Souvent, c’est le témoignage de « quelqu’un qui a déjà essayé » et qui n’a « pas été déçu » qui attire le chaland. Ces messages sont publiés sur des pages publiques, en commentaire d’articles par exemple. Le vécu peut paraître crédible, mais les bonnes affaires de ce type n’existent pas.

    Un journaliste du Nouvel Observateur a testé l’arnaque pour en comprendre son déroulement. Plusieurs indices surviennent rapidement dans l’échange de mail. La mauvaise orthographe et les fautes de grammaire sont un premier indicateur du non-professionnalisme du faux prêteur. Il ne réclame pas d’argent dans un premier temps pour mettre en confiance. Il travaille son client, procède par étapes et ne le brusque pas.

    Mais vient le moment où le contact aborde la question des frais de dossier : plusieurs centaines d’euros sont demandées pour permettre l’envoi du prêt rapidement. « Notaire », « contrat juridique », « conditions préalables »… Tout est fait pour sonner vrai. Mais, si vous versez cet argent, le prêt ne suivra évidemment pas. La mention de la banque « Western Union » pour effectuer le paiement doit vous faire bondir : payer par ce biais indique généralement que le prêteur est à l’étranger et pourra facilement empocher l’argent sans être retrouvé par la suite.

    Le concours bidon

    « Gagner une BMW » ou « 227 iPhone 5S gratuits ». C’est tentant, mais c’est en fait à éviter. Dans un cas comme dans l’autre, cela vous coûtera cher si vous suivez la démarche et vous inscrivez complètement.

    Partager, aimer, commenter et « s’inscrire via ce lien » : quatre étapes classiques de ce genre de concours. Les trois premières ont pour but de rendre l’offre virale. Plus il y a de monde, plus il y a d’argent à la clef pour les escrocs. La dernière étape vous redirige vers un site faussement officiel de la marque.

    Observez l’adresse dans l’exemple ci-dessous : le « oficial » est non seulement mal orthographié, mais, généralement, une marque possède un nom de domaine simple du type « www.marque.com », sans fioriture. La méfiance est donc de mise.

     

     

    Plus d'informations un clic: ICI