escroc

  • Courcelles: Une pseudo-experte en diététique dans le collimateur de la justice: elle a escroqué ses patients depuis plusieurs années (vidéo)

    P.B.

    Des patients et des diététiciens ont porté plainte à la police. Une instruction est ouverte au Parquet. La pseudo-diététicienne pose des actes réservés aux médecins. Elle continue à escroquer en toute impunité.

     
  • A la requête du Procureur du Roi de Bruxelles et de Madame la Juge d’instruction Grégoire

     

    Publié le 20/03/2014 à la requête du Procureur du Roi de Bruxelles et de Madame la Juge d’instruction Grégoire


    Appel aux victimes du CASHWASH

    Faits:

    Le 3 mars 2014, deux hommes ont été interceptés à l’aéroport de Brussels Airport à Zaventem. Ils étaient en possession d’objets suspects.
    Un allemand d’origine tunisienne (62) et un belge d’origine camerounaise (45) ans sont arrivés le lundi matin à l’aéroport. Ils venaient d’un vol en provenance du Burundi.
    Ils ont été accueillis par un congolais (63) résidant en Belgique. L’enquête a pu déterminer qu’il faisait partie de la même bande.
    Le service des Douanes a retrouvé dans les bagages des machines. Il est vite apparu que le matériel était utilisé dans le cadre d’escroqueries. Les auteurs promettent qu’ils peuvent multiplier les billets en utilisant ce matériel ou de laver des billets dévalués en vue de les remettre en circulation.
    Ce phénomène est connu des services de police sous le nom de Caswash.
    Lors de perquisitions chez les suspects, un certain nombre d’appareils et de produits ont été saisis. Un film a été aussi retrouvé. Ce film montre et démontre aux futures victimes le bon fonctionnement de l’appareil.
    La police est la recherche de victimes de cette bande.

    Si vous avez été victime de faits similaires ou si vous avez été approché avec ce type de propositions (multiplication de billets ou argent lavé), veuillez prendre contact avec les enquêteurs via le numéro de téléphone gratuit 0800 30 300 ou via avisderecherche@police.be


    Phénomène Cashwash

    Les escrocs présentent à leur victime des soi-disant billets dévalués. Ils sont recouverts d’encre noire ou de couleur de sorte que ceux-ci ne pourront pas être utilisés par des rebelles ou des voleurs.
    Ils font croire aux victimes que les produits chimiques vont nettoyer les billets et pourront être remis en circulation. Les escrocs demandent de l’argent pour acheter les produits chimiques car ils ne disposent pas de fonds suffisants.
    Ils promettent de distribuer les gains : 70% pour les personnes qui investissent pour l’achat du produit et 30% pour eux. En réalité, ils gardent pour eux la totalité de l’argent reçu des victimes.

    (Variante – Multiplication)
    Dans la deuxième variante, la victime donne un montant d’argent en cash. Suite à l’application de produits chimiques les billets sont multipliés. Les auteurs annoncent que les Euros ou les devises étrangères ainsi que les Dollars peuvent être confectionnés sur base de papier blanc ou couleur et coupés à la taille des billets de banque. Ils prétendent que cela fonctionne pour chaque billet de banque authentique.


    (Variante –Billets collés)
    Les billets de banque sont collés les uns aux autres et des produits chimiques coûteux sont nécessaires pour les séparer.

    Dans tous les cas, les victimes ne peuvent toucher au processus de « traitement » des billets et cela pendant plusieurs heures voire plusieurs jours.
    Parfois, l’argent est stocké dans des petits coffres qui ne peuvent être ouverts.
    En agissant ainsi, les auteurs réduisent le risque d’être pris rapidement et disparaissent avec l’argent des victimes.
    Ce type de fraude est particulièrement rentable.
    Plusieurs faits sont déjà connus par la police. Le montant de l’escroquerie s’élève entre 20 et 25.000 Euros et parfois de 50 à 100.000 euros. Ceux-ci sont régulièrement signalés à la police.


    Les victimes sont principalement recrutées par le biais d’Internet. Les auteurs répondent à une annonce d’un particulier sur un site de ventes de voitures, ou de ventes de maisons. Parfois, les auteurs mettent en vente un bien sur Internet pour attirer les victimes. Ils approchent aussi des commerçants en passant de grosse commande. Au moment où ils doivent payer celle-ci, ils annoncent qu’ils ont un problème de trésorerie (billets dévalués ou collés) mais qu’ils ont une proposition en or à leur faire.
    Ce phénomène criminel ne touche pas seulement des personnes issues d’un milieu social favorisé, mais fait également des victimes parmi les personnes moins favorisées telles que celles émergeant du chômage ou présentant un handicap physique.
    Les victimes de ce type d’escroquerie sont parfois préjudiciées pour des montants pouvant avoisiner les 10.000 euros, ce qui représente toujours une somme considérable pour la plupart de ces personnes.
    Il est possible que certaines victimes se trouvant sans doute dans l’embarras, ne se soient pas encore manifestées auprès de services de police. Il est pourtant primordial qu’ils se manifestent le plus vite possible.

    La plupart des auteurs sont originaire d’Afrique, y compris le Congo, le Nigéria et le Cameroun.
    De nombreux escrocs sont connus des services de police, mais avec l’émergence de ce phénomène de Cashwash, beaucoup d’auteurs restent à identifier.
    Ils sont généralement habillés de manière distinguée. Ils portent des montres et des bijoux voyants et roulent dans des voitures de luxe. Ils donnent des rendez-vous dans le hall ou dans une chambre d’un hôtel pour une plus grande discrétion.
    Pour gagner la confiance des victimes, ils utilisent des lettres et des procurations de hautes personnalités de pays africains.
    Si vous êtes approchés par ce genre d’individu, soyez très prudents car ce genre d’offre est toujours trop belle pour être vraie.

  • CRIOC: Attention escroquerie, l'édition Enigme de Calatus… : une arnaque pure et simple !

    Il s'avère qu'il y a encore une bande obstinée d'escrocs qui vise la Belgique. En effet, nombre de consommateurs se voient coller un abonnement pour un livret à puzzles qu'ils n'ont pas demandé. Et ce qu'ils ont encore moins sollicité est la facture salée qui tombe ensuite dans leur boîte aux lettres !

    La technique est tout aussi simple que sans scrupules. Catalus téléphone aux gens à leur domicile et leur demande s'ils sont intéressés de recevoir un spécimen gratuit d'un livret à puzzles. Quand leur réponse est affirmative, ils reçoivent un tel livret dans leur boîte aux lettres. Dans les dix jours qui suivent, ils doivent alors signaler à cette organisation s'ils veulent oui ou non souscrire à un abonnement. Il y a donc deux possibilités.

    En cas d'une réponse affirmative, ils souscrivent effectivement un contrat et devront payer le tarif d'abonnement à des intervalles fixes. Si la réponse négative, il n'est pas question de contrat. C'est ce que dit la théorie, en tout cas.

    Or, nous lisons et entendons de pas mal de consommateurs qu'ils reçoivent toujours une facture, quelle que soit la réponse qu'ils ont donnée. De plus, Catalus prétend que ce document démontre qu'ils se sont engagés à payer un abonnement. Souvent il suit même un courriel signalant que la conversation téléphonique a été enregistrée et que cet enregistrement prouve très clairement que l'offre d'un abonnement a été acceptée et que le contraire n'a à aucun moment été signalé par mail.

    Même des personnes qui disent tout de suite au collaborateur de Catalus à l'autre bout du fil qu'elles ne sont pas intéressées, reçoivent ce même traitement. C'est l'arnaque pure et simple. Enregistrer des conversations téléphoniques et utiliser ces enregistrements en tant que preuve, sont des pratiques dont seule la police peut se servir. Envoyer des produits non sollicités à des consommateurs a simplement pour résultat que ceux-ci peuvent garder les articles envoyés et ne sont même pas tenus de les renvoyer. Un tel envoi ne crée aucune obligation dans le chef du consommateur.

    D'autre part, il y a les consommateurs qui sont bien intéressés de recevoir un spécimen gratuit d'une magazine à puzzles. Grande est leur consternation lorsqu'il s'avère que l'envoi ne contient pas un spécimen gratuit, mais bien la première édition de cette magazine, accompagnée d'une facture salée! Catalus prétend et maintient qu'ils ont bien envoyé un spécimen et que c'est en fait le manque de réponse à cet envoi qui leur a fait conclure que le client accepte l'offre de l'abonnement. Ici encore ils réfèrent à une conversation téléphonique qui aurait été enregistrée et qui confirmerait l'accord du consommateur. C'est et cela reste toujours une fraude pure et simple.

    Selon le CRIOC, Calatus n'envoie un spécimen à personne. Ce qu'ils font est simplement attendre assez longtemps pour que le contenu de la conversation téléphonique soit oublié, et puis envoyer directement une issue de la magazine et une facture salée. Or, l'envoi de livraisons non sollicitées à des consommateurs en leur demandant de les payer ou de renvoyer les articles, est une pratique défendue. Si un tel envoi se fait quand même, alors le consommateur peut simplement garder les produits. Enregistrer des conversations téléphoniques sans l'accord du consommateur est interdit, tout comme menacer celui-ci d'utiliser ces enregistrements comme preuve.

    Tout envoi de matériel de marketing, accompagné d'une facture ou d'un document quelconque demandant de payer pour ce matériel, ainsi laissant le consommateur sous l'impression qu'il a commandé le produit offert, bien que ce n'est pas le cas, est une pratique que la loi du 6 avril 2010 relative aux pratiques du marché et à la protection du consommateur (dans son art. 91, 21°) considère comme étant susceptible de mener le consommateur en erreur et, par conséquent, comme malhonnête et interdite.

    Le CRIOC maintient et souligne que, dans un tel cas, le consommateur peut garder les articles fournis sans payer quoi que ce soit. Si vous voulez une deuxième opinion, n'hésitez pas de prendre contact avec le Centre européen des Consommateurs via leur site internet www.cecbelgique.be.

    Auteur : Pieter-Jan De Koning