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  • Dakar 2014: la commune de Donceel, où habitait Eric Palante, est anéantie

    Belga

    Domicilié à Jeneffe, dans la commune de Donceel, en province de Liège, depuis au moins une quinzaine d’années, le pilote liégeois Eric Palante, 50 ans, laisse une commune sous le choc après son décès vendredi en course sur le Dakar en Argentine.

    
Eric Palante

    «On vient d’apprendre la nouvelle de son décès, mais on ne sait pas encore ce qui a provoqué l’accident», a réagi Jean-Luc Boxus, le bourgmestre de Donceel, interrogé par l’Agence BELGA. «Je suis touché en tant que bourgmestre, mais aussi en tant qu’ami. Je m’étais rendu à son dernier souper qu’il avait organisé en vue de récolter des fonds. Je lui avais encore dit de faire attention. Il me disait qu’il était vraiment rodé. Ce n’était pas une tête brûlée, mais bien quelqu’un de réfléchi, qui faisait attention dans son sport. Il avait vraiment le virus. On l’avait reçu, je pense trois fois, à la commune pour le mettre à l’honneur. Eric aura amené beaucoup d’humanité dans son sport. C’est un grand Monsieur du sport qui nous quitte. Un homme qui avait un côté extrêmement convivial et chalheureux. On est atterré par la nouvelle».

    Les autorités communales lui rendront hommage, a encore précisé le bourgmestre sans pour autant en préciser les modalités pratiques.

    Eric Palante était marié et père de cinq enfants. Né à Vaux-sous-Chèvremont (commune de Chaudfontaine) le 21 janvier 1963, ce professeur d’histoire et de français de formation avait créé une société de nettoyage industriel.

    Il avait enfourché sa première moto à 14 ans et rêvait déjà à la célèbre course du désert. Pour s’offrir une Yamaha TY 50, il avait fait la plonge et lavé des voitures. En 1999, Eric Palante découvrait le désert au Maroc, au cours d’un raid entre copains. En 2001, il remettait cela au Sénégal et au Mali, sur des pistes où il a eu l’idée du Dakar. En 2003, il a pris le départ, à Marseille, de son premier Dakar. Il arrivera à Charm-el-Cheick en 69e position