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  • Comme nos banques , nos pharmacies en voie de disparition

    La Belgique comptait 5.277 pharmacies en 2000. Tout début de cette année, elles n’étaient plus que 4.875. Les indépendants ont de plus en plus tendance à se rassembler sous des grands groupes pour survivre.  
     
    Vous êtes plus de 500.000 à pousser chaque jour la porte d’une pharmacie pour un rapide conseil, un petit bobo, un gros rhume ou une pathologie bien plus grave. Et vous êtes plus de deux tiers à tester l’automédication pour vous soigner avant de consulter un médecin.
    Aujourd’hui, pas besoin de faire des kilomètres et des kilomètres pour trouver une officine. Notre pays détient l’un des réseaux les plus denses d’Europe. Nous sommes même classés deuxième derrière l’Espagne avec nos 44 officines par 100.00 habitants.
     
    Mais cela change depuis plusieurs années : les pharmacies de quartier ferment les unes après les autres. « C’est en 2000 que notre pays a disposé du maximum d’établissements. Ils étaient 5.277. En 2012, leur nombre atteignait timidement les 5.017. Trois ans plus tard, ils étaient 4.929. Un chiffre qui a continué à diminuer pour atteindre les 4.882 en 2017 et les 4.875 en tout début de cette année » , détaille Alain Chaspierre, porte-parole de l’Association Pharmaceutique Belge. « Cela représente plus de 400 fermetures en moins de 20 ans. »
     
    Deux grandes raisons
     
    Mais comment expliquer ces cessations d’activités ? Il y a deux grandes raisons selon l’APB. « Tout d’abord, les officines de petite taille sont difficiles à remettre. Les banques s’opposent régulièrement aux dossiers de reprise » , analyse Alain Chaspierre. « Ensuite, il y a des rapprochements pour former des entités communes. L’objectif est bien sûr d’être économiquement plus stable. Cela permet aussi d’avoir un stock beaucoup plus large et d’offrir davantage de services aux clients. Ces regroupements permettent par exemple d’aller de plus en plus vers le rôle de pharmacien référence. Ce dernier suit et conseille les patients atteints de maladies chroniques qui les ont au préalable choisis. »
    Les fermetures pour faillite et difficultés financières existent bel et bien, selon l’Association Pharmaceutique Belge. Elles sont toutefois très rares.
     
    Un avis que certains praticiens nuancent.
     
    « Si vous êtes indépendant et que vous disposez d’une petite infrastructure, il est aujourd’hui très difficile de rester rentable. Pour certains, comme moi, c’est une crainte qu’on vit au quotidien. Si la forte concentration des officines est un souci en Belgique, l’arrivée des pharmacies en ligne et des parapharmacies ont surtout accentué le problème. Newpharma affirme d’ailleurs livrer plus de 2.000 commandes chaque jour, c’est énorme ! », s’attriste un apothicaire. « Le groupement est donc une solution logique pour survivre et continuer son métier. J’ai lutté longtemps pour éviter de passer par là mais je vais y être obligé pour ne pas mettre la clé sous le paillasson. »
     
    La moitié en 2030
     
    Une majorité des pharmaciens contactés estimaient que, dans les dix ans, le quart voire la moitié des officines belges seraient fermées si le succès du commerce en ligne et parapharmacies se poursuit sur cette lignée.

  • Anti-crise: Bonne nouvelle pour le portefeuille !


    Le diesel et le gasoil de chauffage extra à nouveau à la baisse ce 7 octobre 2014.


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