dette

  • Obaix: Elle perd sa maison pour les dettes de son ex !

    Capturer.JPG

    Alors que son ancien mari est décédé

    Quand le sort s’acharne…

    Laurence François et son mari se sont séparés il y a plusieurs années. Ce dernier décède il y a deux ans, laissant derrière lui un emprunt pour une voiture, dont Laurence s’était portée garante. Incroyable : alors que cette habitante d’Obaix, gravement malade, était en manque de liquidité, sa maison a été saisie et vendue.

     

    La  suite  dans  votre  journal  papier  la  Nouvelle  Gazette  du  14 mai 2014

     

     

     

  • Obaix: son ex décède en 2012, Laurence doit payer ses dettes et se retrouve à la rue ! Article complet

    Quand le sort s’acharne… Laurence François et son mari se sont séparés il y a plusieurs années. Ce dernier décède il y a deux ans, laissant derrière lui un emprunt pour une voiture, dont Laurence s’était portée garante. Incroyable : alors que cette habitante d’Obaix, gravement malade, était en manque de liquidité, sa maison a été saisie et vendue.

    Laurence est devenue SDF à cause de la voiture de son ex-mari, elle est logée chez une amie...

    J.D.

    Laurence est devenue SDF à cause de la voiture de son ex-mari, elle est logée chez une amie...

    Comment perdre sa maison pour un emprunt d’environ 18.000 euros ? C’est la question que Laurence François, d’Obaix (Pont-à-Celles), se pose encore aujourd’hui. Même s’il est bien trop tard pour rattraper la sauce.

    Cette dame âgée de 43 ans a vécu durant 17 ans aux côtés de son mari, qui souffrait de graves problèmes de dépression. «  Alors que j’étais hospitalisée pour le traitement d’un cancer, il a détruit tout l’intérieur de notre maison  », explique-t-elle. «  C’est à ce moment que nous avons décidé de divorcer.  »

    Laurence garde la maison, qui appartenait à ses parents, et lui la voiture… et le crédit qui allait avec. Elle, bien gentiment, accepte d’être garante de cet emprunt de 18.000 euros.

    «  Après le suicide de mon mari, les enfers se sont déchaînés sur moi. Il avait arrêté de rembourser ce prêt il y a bien longtemps, la société de recouvrement m’est donc directement retombée dessus. Alors que je n’avais strictement aucune dette à mon nom, ma maison a été mise en vente publique ! C’était une période difficile pour moi, j’étais affaiblie par la maladie et les multiples rendez-vous à l’hôpital.  »

    Lorsque Laurence trouve une solution pour se procurer du liquide et tenter de régler cette affaire sans y laisser ce qu’elle a de plus cher, la maison de ses parents, on lui répond qu’il est trop tard. L’action lancée en justice pour y remédier n’y fait rien…

     

    LES 2.500 EUROS DE TROP…

    Alors que Laurence pensait cette affaire finie, une autre embûche est venue s’ajouter à son parcours en enfer. De cette vente, elle n’a toujours pas récupéré l’argent en surplus. «

    Dans la maison, se trouvait en pièces détachées une cuisine qui devait remplacer celle que mon mari avait détruite », termine-t-elle.

    «e l’ai donc logiquement prise avec moi. Affolant : l’acheteur me réclame 2.500 euros pour cette cuisine et mon poêle de chauffage, considérant que ce mobilier faisait partie de la maison ! Alors que ces éléments ne sont même pas fixés aux murs ! Mon notaire refuse de me restituer mon argent si je n’accepte pas de payer… » Comme dit plus haut, quand le sort s’acharne…


    « La cuisine ne fait pas partie de l’immeuble »

    Hier, nous n’avons pas pu joindre le notaire de Laurence afin d’y voir plus clair. Nous avons par contre eu son avocat, MeWoronoff. «Le dénouement de cette créance est effectivement disproportionné », concèdet-il. «Hélas, ma cliente était légalement redevable de cette obligation.

    Le créancier avait donc le droit d’obtenir un jugement qui lui permettait de saisir les biens. Et il a exigé son argent, tout de suite… Ma cliente, avec sa maladie, n’a pas pu intervenir à temps, malheureusement. 

    »Concernant cette fameuse cuisine, que le nouveau propriétaire de la maison réclame, l’avocat possède un avis plus tranché.«

    Le tout est de savoir si ces meubles sont devenus «immeubles » par l’utilisation qui en a été faite. Ici, je pense que non. Ces objets (cuisine en pièce détachée et poêle ), n’étaient pas fixés à la bâtisse. Nous allons analyser si un accord à l’amiable est encore possible.» J.D.