complément

  • Rappel d’un complément alimentaire de la part de l’AFSCA

    Rappel Stacker 4.
    Problématique : présence d’une trop haute teneur en caféine.

    À la suite d’une inspection menée par l’AFSCA, la présence d’une trop haute teneur en caféine a été démontrée dans le complément alimentaire « Stacker 4 ».

    L’AFSCA a donc décidé de retirer le produit de la vente et de le rappeler auprès des consommateurs.

    Description du produit
    - Catégorie du produit : complément alimentaire
    - Nom du produit : Stacker 4
    - Numéro du lot : tous les lots
    - Emballage : pot en plastique transparent avec 100 capsules







    Information pour les consommateurs

    L'AFSCA demande de ne pas consommer le produit.

    300 mg de caféine sont présents par capsule. La dose quotidienne recommandée est de 3 capsules, ce qui porte la quantité totale de caféine à 900 mg.

    C'est plus de quatre fois le seuil de sûreté maximum proposé par le Conseil supérieur de la santé (CSS).

    Selon le CSS, l'utilisation quotidienne de doses de caféine au-dessus de 500-600 mg engendre un risque important pour la santé. L'utilisation régulière de grandes quantités de caféine peut provoquer une série de symptômes tels que l'agitation, l'anxiété, l'irritabilité, l'excitation, les spasmes musculaires, l'insomnie, les maux de tête, l'augmentation de l'excrétion urinaire, les troubles sensoriels (acouphènes), les troubles cardio-vasculaires (tachycardie, arythmie), et les troubles gastro-intestinaux (nausée, vomissement, diarrhée). Une consommation excessive de caféine (> 400 mg / jour) augmente le risque d'instabilité vésicale chez les femmes. Parmi ceux qui souffrent déjà d'une instabilité de la vessie, même une consommation modérée de caféine (200-400 mg / jour) augmentent ce risque.

    Si vous avez consommé ce produit et souffrez des symptômes décrits ci-dessus, consultez un médecin.

  • Avertissement santé: présence de Sildenafil dans le complément alimentaire « MAN KING »

    Image associée

    Les autorités françaises ont informé l'AFSCA de la présence de Sildenafil dans le complément alimentaire "MAN KING". La présence de Sildenafil n'est pas mentionnée dans la liste des ingrédients. Le produit « MAN KING » est vendu dans des milieux spécialisés comme produit ayant une action érectile stimulante.

    Le Sildenafil est un médicament qui peut entraîner des effets secondaires graves. La consommation de ce produit présente donc un risque pour l’utilisateur. L’AFSCA demande de ne pas utiliser ce produit.

          Personne de contact pour la presse :
          Kathy Brison
          kathy.brison@afsca.be
          Tél. : 0479 96 01 53

    Source: AFSCA

  • Les compléments alimentaires sous la loupe de l'AFSCA

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    En quelques années, la consommation de compléments alimentaires a considérablement augmenté en Belgique. En vente libre dans les magasins d’alimentation, les salles de sport ou même sur internet, le « food supplement » est accessible à tous. Nous vous expliquons comment ces aliments sont contrôlés à l’intérieur du territoire… ainsi qu’aux frontières !

    Un complément alimentaire est une denrée alimentaire à laquelle on ajoute un ou des nutriments, plantes ou autres substances afin de compléter le régime alimentaire normal, dans le but d’obtenir un effet physiologique ou nutritionnel sur l’organisme. On ne parlera de complément alimentaire que si les produits se trouvent sous une forme prédosée : en gélules, en ampoules de liquide, en comprimés, en gouttes, etc.


    La notification, un « pré-contrôle »

    Avant toute commercialisation en Belgique, un complément alimentaire doit être notifié par le fabricant aux experts du Service Public fédéral Santé Publique. Ceux-ci effectuent des vérifications relatives aux ingrédients présents dans le produit, ainsi qu’au projet d’étiquetage. Il est possible qu’une demande de notification d’un complément alimentaire soit refusée à ce stade, quand par exemple la teneur en certaines vitamines dépasse les normes prévues dans la législation. Si les experts ne détectent rien d’anormal, un numéro de notification est accordé. Aucun complément alimentaire ne peut être commercialisé en Belgique sans numéro de notification.
    BON A SAVOIR ! En tant que consommateur, vous avez accès à la liste des compléments alimentaires qui ont obtenu un numéro de notification en Belgique en consultant la page « foodsupp » du site internet du SPF Santé Publique- thème « alimentation », partie « aliments spécifiques ».


    Les contrôles sur le terrain : des inspections aux analyses 

    Il existe une centaine de fabricants de compléments alimentaires en Belgique. Nos contrôleurs leur rendent visite une fois tous les deux ans afin d’effectuer une inspection complète, au cours de laquelle l’hygiène générale est contrôlée à toutes les étapes de la fabrication. Les contrôleurs vérifient également la conformité des infrastructures, des équipements, de l’étiquetage des produits. Ils s’assurent aussi du caractère complet de la traçabilité des matières premières, ainsi que de la capacité de ces entreprises à « s’autocontrôler », un principe clé de la sécurité alimentaire qui stipule que chaque entreprise doit être maître de ses activités et doit pouvoir gérer les éventuels risques qui en découlent. Outre les fabricants, nos contrôleurs effectuent également des inspections chez tous les commerçants de compléments alimentaires, où les mêmes éléments sont attentivement vérifiés.
    Les analyses en laboratoire nous permettent aussi de vérifier la conformité des compléments alimentaires et donc, in fine, leur caractèresûr. En 2016, près de 1000 analyses ont été effectuées, notamment pour détecter la teneur en métaux lourds (arsenic, plomb, mercure, etc.), en HAP (hydrocarbures aromatiques polycycliques), en substances médicamenteuses, en certaines substances chimiques nocives ou encore en oligoéléments et en additifs alimentaires.


    Du « e-control », une nouvelle nécessité 

    Nous constatons que les compléments alimentaires sont de plus en plus souvent achetés sur internet où les garanties de santé publique sont moins facilement contrôlables.
    Ainsi, un consommateur qui veut perdre du poids peut acheter lui-même un complément alimentaire sur internet, mais peut-il faire confiance aux informations qu’il y trouve pour effectuer son achat ?
    Qui a fabriqué le produit ? Est-ce réellement l’entreprise mentionnée sur le site internet ? Les ingrédients mentionnés sont-ils effectivement présents ? Les quantités d’ingrédients présents n’induisent-elles aucune nuisance à l’organisme ? Le complément alimentaire ne contient-il pas de plantes ou de substances interdites et nocives ? La sécurité des compléments alimentaires commandés online par un particulier est complexe à contrôler. Nous mettons en garde les consommateurs : tout ce qu’ils ont la possibilité d’acheter sur internet n’est pas sûr dans 100% des cas.
    Vu l’importance des commandes online, nous effectuons des contrôles aux frontières avec l’aide des douanes et des centres de tri postaux tels que La poste. Nous procédons ainsi chaque année au contrôle de plusieurs milliers d’envois internationaux qui arrivent en Belgique ; dès qu’un doute existe, nous procédons à une analyse plus poussée (envoi vers un laboratoire par exemple). S’il ressort que le produit est tout à fait sûr pour le consommateur, nous laissons le colis continuer sa route et nous insérons une lettre explicative pour le destinataire final. Mais nous interceptons chaque année plusieurs centaines de compléments alimentaires interdits, qui contiennent des ingrédients non autorisés et/ou nocifs. En outre, certains compléments contiennent parfois des extraits de plantes menacées de disparition et protégées par la convention internationale CITES. Dans certains cas, des molécules médicamenteuses sont présentes dans le produit, qui doit donc être considéré comme un médicament à part entière. Il n’est pas rare que la santé d’un consommateur soit affectée par la prise d’un complément alimentaire commandé via internet.
    Pour éviter ce genre de chose, nous avons, depuis cette année, étendu le « e-control » ou contrôle online, par la création d’une cellule spécifique qui examinera les sites internet de vente ainsi que les plateformes digitales. Elle appliquera notamment le principe du « mystery shopper » : elle effectuera des achats ciblés sur le net, qu’elle soumettra à des analyses, dès réception des colis. Pour une chaîne alimentaire sûre !


    Les mentions obligatoires sur l’étiquette 

    Si vous achetez un complément alimentaire, vérifiez si les mentions légalement obligatoires suivantes sont présentes sur l’étiquette :

    • la dénomination « complément alimentaire » ;
    • l’apport journalier recommandé (AJR) ;
    • un avertissement concernant le dépassement de l’apport journalier recommandé ;
    • un avertissement indiquant que le produit doit être tenu hors de portée des enfants ;
    • une mention précisant que les compléments alimentaires ne peuvent pas être utilisés comme substituts d’une alimentation variée ;
    • la teneur des nutriments présents par portion journalière recommandée (il est permis de la représenter sous forme de graphique) ;
    • le nom de la ou des plantes, indiqué dans la langue de la région, si elle existe, mais aussi le nom scientifique (pour les compléments alimentaires contenant des plantes).


    En outre, il est interdit :

    • d’attribuer au produit des propriétés de prévention, de traitement ou de guérison d’une maladie et d’évoquer des propriétés similaires (l’étiquetage ne peut reprendre aucune allégation curative ni préventive) ;
    • de mentionner ou de suggérer qu’un régime alimentaire équilibré et varié ne constitue pas une source suffisante de nutriments en général.


    Les allégations nutritionnelles et de santé concernant les denrées alimentaires doivent être conformes à celles décrites dans le règlement européen 1924/2006. 


    Conclusion 

    Si vous consommez des compléments alimentaires, soyez prudents, surtout si vous les acheter online. Et si vous avez le moindre doute, n’hésitez pas à nous contacter. Nous nous ferons un plaisir de vous informer.

    Source: AFSCA