cardiaque

  • Attention santé : L'agence européenne du médicament préconise des restrictions d'utilisation du Motilium en raison d'un risque cardiaque

    Selon l'AFP, le comité de pharmacovigilance de l’Agence européenne du médicament (EMA) a recommandé de restreindre l’utilisation de médicaments anti-nausées et vomissements à base de dompéridone vendus notamment sous l’appellation Motilium (Janssen-Cilag), dans un avis rendu public vendredi.

     

     

    «Le dompéridone a clairement été associé avec un petit risque accru d’effets cardiaques potentiellement mortels», relève le comité pour l’évaluation des risques en matière de pharmacovigilance (PRAC) de l’agence européenne. Il précise que le risque est plus important chez les patients âgés de plus de 60 ans et ceux prenant des doses quotidiennes supérieures à 30 mg.

     

    Le PRAC préconise en conséquence de réduire les doses prescrites et de réserver le médicament au traitement des nausées et des vomissements et de ne plus le prescrire pour des brûlures d’estomac ou des ballonnements. Le traitement ne doit pas dépasser une semaine et ne doit pas être donné aux patients souffrant de problèmes hépatiques ni à ceux souffrant de troubles du rythme cardiaque. Quant aux doses recommandées, elles ne devront à l’avenir plus dépasser trois comprimés de 10 mg ou deux suppositoires de 30 mg par jour chez l’adulte ou l’adolescent de plus de 35 kg.

     

    Le Prac relève également que les données sur l’efficacité du dompéridone en suppositoire et chez l’enfant restent «limitées» et que de nouvelles études vont être menées sur le sujet.

     

    La réévaluation du dompéridone, un médicament vendu sans ordonnance dans certains pays de l’Union européenne -mais pas en France- , avait été demandée par la Belgique.

     

    Des morts en 2012

     

    L’agence française du médicament ANSM avait dès le mois dernier lancé une «mise en garde» contre le dompéridone, soulignant que sa prescription devait être «la plus courte» et à «la dose la plus faible possible».

     

    Sans attendre les conclusions du PRAC, la revue indépendante Prescrire avait pour sa part demandé le retrait de tous les médicaments à base de dompéridone, les accusant d’être responsables de 25 à 123 morts subites en 2012 en France. La recommandation du Prac sera examinée en avril par l’instance qui représente les différentes agences nationales du médicament dans les pays de l’UE, pour un avis définitif.

  • Santé: Arrêt cardiaque : des signes d’alerte une fois sur deux

    Arrêt cardiaque : des signes d’alerte une fois sur deux

     
     
    Arrêt cardiaque : des signes d’alerte une fois sur deux

     

    Dans plus de la moitié des cas d’arrêt cardiaque, les victimes ont ressenti certains symptômes durant le mois qui a précédé l’accident.

    L’intention de ces chercheurs de l’université de Portland consiste à souligner combien il est important, lorsque des signes inhabituels se manifestent, de consulter un médecin afin d’explorer le risque d’événement dramatique. Quand l’arrêt cardiaque survient en dehors du milieu hospitalier, à peine 10% des victimes y survivent. L’étude a porté sur une très large population de patients âgés de 35 à 65 ans.

    Que disent les principaux résultats ?

    D’abord, qu’un peu plus de la moitié des rescapés font état de signes avant-coureurs (des proches de personnes décédées ont également témoigné), qui se sont manifestés entre quatre semaines et une heure avant l’accident. Le plus fréquent porte sur des douleurs à la poitrine (56%), suivi par un souffle court (hors effort physique) et des étourdissements ou des palpitations. La plupart présentaient une maladie coronarienne, mais elle n’avait été diagnostiquée que chez une minorité avant que se produise l’arrêt cardiaque.

    La recommandation est évidente : ne jamais ignorer des signes suspects, a fortiori lorsqu’ils se reproduisent, et en parler rapidement avec un praticien.