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  • CRIOC: Attention escroquerie, l'édition Enigme de Calatus… : une arnaque pure et simple !

    Il s'avère qu'il y a encore une bande obstinée d'escrocs qui vise la Belgique. En effet, nombre de consommateurs se voient coller un abonnement pour un livret à puzzles qu'ils n'ont pas demandé. Et ce qu'ils ont encore moins sollicité est la facture salée qui tombe ensuite dans leur boîte aux lettres !

    La technique est tout aussi simple que sans scrupules. Catalus téléphone aux gens à leur domicile et leur demande s'ils sont intéressés de recevoir un spécimen gratuit d'un livret à puzzles. Quand leur réponse est affirmative, ils reçoivent un tel livret dans leur boîte aux lettres. Dans les dix jours qui suivent, ils doivent alors signaler à cette organisation s'ils veulent oui ou non souscrire à un abonnement. Il y a donc deux possibilités.

    En cas d'une réponse affirmative, ils souscrivent effectivement un contrat et devront payer le tarif d'abonnement à des intervalles fixes. Si la réponse négative, il n'est pas question de contrat. C'est ce que dit la théorie, en tout cas.

    Or, nous lisons et entendons de pas mal de consommateurs qu'ils reçoivent toujours une facture, quelle que soit la réponse qu'ils ont donnée. De plus, Catalus prétend que ce document démontre qu'ils se sont engagés à payer un abonnement. Souvent il suit même un courriel signalant que la conversation téléphonique a été enregistrée et que cet enregistrement prouve très clairement que l'offre d'un abonnement a été acceptée et que le contraire n'a à aucun moment été signalé par mail.

    Même des personnes qui disent tout de suite au collaborateur de Catalus à l'autre bout du fil qu'elles ne sont pas intéressées, reçoivent ce même traitement. C'est l'arnaque pure et simple. Enregistrer des conversations téléphoniques et utiliser ces enregistrements en tant que preuve, sont des pratiques dont seule la police peut se servir. Envoyer des produits non sollicités à des consommateurs a simplement pour résultat que ceux-ci peuvent garder les articles envoyés et ne sont même pas tenus de les renvoyer. Un tel envoi ne crée aucune obligation dans le chef du consommateur.

    D'autre part, il y a les consommateurs qui sont bien intéressés de recevoir un spécimen gratuit d'une magazine à puzzles. Grande est leur consternation lorsqu'il s'avère que l'envoi ne contient pas un spécimen gratuit, mais bien la première édition de cette magazine, accompagnée d'une facture salée! Catalus prétend et maintient qu'ils ont bien envoyé un spécimen et que c'est en fait le manque de réponse à cet envoi qui leur a fait conclure que le client accepte l'offre de l'abonnement. Ici encore ils réfèrent à une conversation téléphonique qui aurait été enregistrée et qui confirmerait l'accord du consommateur. C'est et cela reste toujours une fraude pure et simple.

    Selon le CRIOC, Calatus n'envoie un spécimen à personne. Ce qu'ils font est simplement attendre assez longtemps pour que le contenu de la conversation téléphonique soit oublié, et puis envoyer directement une issue de la magazine et une facture salée. Or, l'envoi de livraisons non sollicitées à des consommateurs en leur demandant de les payer ou de renvoyer les articles, est une pratique défendue. Si un tel envoi se fait quand même, alors le consommateur peut simplement garder les produits. Enregistrer des conversations téléphoniques sans l'accord du consommateur est interdit, tout comme menacer celui-ci d'utiliser ces enregistrements comme preuve.

    Tout envoi de matériel de marketing, accompagné d'une facture ou d'un document quelconque demandant de payer pour ce matériel, ainsi laissant le consommateur sous l'impression qu'il a commandé le produit offert, bien que ce n'est pas le cas, est une pratique que la loi du 6 avril 2010 relative aux pratiques du marché et à la protection du consommateur (dans son art. 91, 21°) considère comme étant susceptible de mener le consommateur en erreur et, par conséquent, comme malhonnête et interdite.

    Le CRIOC maintient et souligne que, dans un tel cas, le consommateur peut garder les articles fournis sans payer quoi que ce soit. Si vous voulez une deuxième opinion, n'hésitez pas de prendre contact avec le Centre européen des Consommateurs via leur site internet www.cecbelgique.be.

    Auteur : Pieter-Jan De Koning