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  • Luttre: Je vais faire cramer ta baraque !

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    Pascal est aujourd’hui convoqué devant le tribunal correctionnel pour des faits de violences intrafamiliales et de menaces qui remontent à… août 2008 ! Même s’il y a sans doute des (bonnes ?) raisons qui expliquent ce retard, difficile d’être convaincu quand les autorités judiciaires affirment que les violences conjugales constituent une priorité absolue pour elles et qu’elles pratiquent la tolérance zéro…

    À l’époque, Pascal et Annick se fréquentent assidûment. Ils ont chacun leur domicile, chacun leurs enfants qu’ils voient de temps en temps, mais ils dorment régulièrement l’un chez l’autre. Jusqu’à une fameuse dispute, le soir du 7 août 2008. Pascal avait un peu bu et a mal pris une remarque d’Annick, il l’a un peu secouée, bousculée.

    Étranglée ? Elle l’affirme… Toujours est-il qu’elle prend peur, décide de mettre fin à cette relation et appelle un serrurier dès le lendemain pour changer le barillet de sa porte d’entrée. Le serrurier était encore là lorsque Pascal est rentré du boulot.

    A-t-il insulté Annick ? L’a-t-il jetée au sol dans les graviers ? A-t-il menacé de mettre le feu à son habitation ? Six ans après, le malheureux ne se souvient pas de grand-chose : «Je fais 1000 dépannages par an. Et dans un cas sur dix, c’est dans le cadre d’une séparation, avec des gens qui se disputent, alors… » Édifiant !

    Si l’on en croit Annick, Pascal a débarqué avec un bidon d’essence, en la menaçant : «

     

    Je vais cramer ta baraque… » Pascal nuance : «L’essence, c’était parce que j’avais prévu de tondre la pelouse. En voyant qu’elle avait changé les serrures, j’ai vu rouge et je l’ai menacée de mettre le feu à la maison, c’est vrai, mais c’était des menaces en l’air… »

    Et aujourd’hui ? Sur le plan pénal, Pascal ne risque pas grandchose, six ans après. Mais sur le plan civil, Annick postule des séquelles permanentes, liées à de l’anxiété et à des cauchemars, qui lui auraient fait perdre son emploi à l’époque.

    Le jugement sera rendu le 14 février, le jour de la Saint-Valentin, ça ne s’invente pas !

    AN.D