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  • CHILDPROOF revendique un milieu de vie sans perturbateurs hormonaux



                            Communiqués de presse - Sécurité
                                                   


     
    © Childproof
    Aujourd'hui, Childproof publie une prise de position pour bannir les perturbateurs hormonaux de sorte que les enfants puissent se développer dans un milieu de vie sans poisons. Fœtus, jeunes enfants et adolescents passent par des phases de développement pendant lesquelles ils sont très vulnérables, et c'est précisément en ces périodes-là, qu'une exposition même à une faible dose de perturbateur hormonal peut déjà nuire à leur santé. On retrouve des perturbateurs hormonaux dans toutes sortes de produits quotidiens, comme denrées alimentaires, cosmétiques et produits de soins corporels. La prise de position de Childproof est signée par divers groupes d'intérêts belges et hollandais ainsi que par des scientifiques qui étudient les perturbateurs hormonaux et leurs effets sur la santé.

    Plusieurs maladies et troubles liés aux hormones se propagent. Toujours plus de facteurs indiquent que lesdits perturbateurs hormonaux (endocrine disrupting chemicals ou EDC) jouent un rôle dans ce développement. Typiquement, les EDC sont nuisibles d'une manière très particulière pendant certaines phases spécifiques du développement humain, et principalement celles, pendant lesquelles la plupart des tissus sont encore en pleine croissance. Cela veut dire que foetus et jeunes enfants sont particulièrement sensibles à l'impact des EDC. Or, on retrouve, de nos jours, beaucoup de perturbateurs hormonaux dans l'environnement et dans des produits. Jusqu'à présent, on a pu découvrir des propriétés perturbatrices hormonales dans quelque 800 substances chimiques , et ce n'est probablement que la partie visible de l'iceberg.

    En 2012, l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a publié un rapport sur les perturbateurs hormonaux, dans lequel elle conclut que les risques de santé liés à ces substances pourraient être très fortement sous-estimés. Par ailleurs, le Parlement européen reconnaît que les enfants, les jeunes, ainsi que les femmes enceintes, ont besoin d'une protection spéciale face à l'exposition de ces perturbateurs hormonaux.

    Une exposition à des EDC peut se faire via l'alimentation, par l'air ou simplement en touchant des objets. Des EDC peuvent être inhalés lors de l'usage de produits tels que les rafraîchisseurs d'air, teintures pour cheveux et déodorants. L'ingestion d'EDC peut se faire via des aliments, des boissons ou l'utilisation de boîtes en plastique pour la conservation de denrées alimentaires. Une autre source d'exposition est la poussière. Des EDC s'accumulent dans les poussières de maison, auxquelles, en particulier des bambins, sont exposés. A cela s'ajoute encore que, nombre d'EDC sont absorbés dans l'environnement et accumulés dans les graisses de poissons, par exemple.

    Les recherches scientifiques consacrées aux perturbateurs hormonaux n'en sont encore qu'aux balbutiements, mais ces substances sont déjà reliées à diverses maladies et infections, dont :

    • Réduction de la fertilité chez les hommes;
    • Développement anormal des organes génitaux, surtout chez les garçons;
    • Développement prématuré des seins chez les filles;
    • Divers types de cancers, comme le cancer du sein et de la prostate;
    • Obésité et diabètes;
    • Alzheimer et Parkinson.

    Childproof fait appel aux politiciens nationaux et européens pour qu'ils :

    • mettent en place des critères européens pour identifier des EDC, en tenant compte de la sensibilité spécifique des jeunes enfants et des enfants encore à naître, même pour des concentrations très faibles de ces substances;
    • identifient et bannissent tous les EDC, surtout dans des produits avec lesquels les enfants et les femmes enceintes entrent en contact;
    • introduisent des indicateurs pour mesurer l'exposition de groupes vulnérables (enfants prénataux et postnataux) à des EDC;
    • prennent en compte, lors de l'élaboration de mesures politiques, le fait que les enfants prénataux et postnataux sont les plus sensibles pour les effets des perturbateurs hormonaux;
    • misent spécialement sur les groupes les plus vulnérables (p.ex. les femmes enceintes) dans les campagnes d'information. Tant qu'il y aura encore des EDC dans des produits, les consommateurs doivent être informés des risques de santé que présentent les perturbateurs hormonaux, de sorte qu'ils puissent faire des choix, en toute connaissance de cause, et, éventuellement adapter leur comportement et leur mode de vie.

    Les enfants ont droit à un milieu de vie sécurisé et sain et il est, par conséquent, inacceptable, qu'ils entreraient quotidiennement en contact, involontairement ou à leur insu, avec plusieurs de ces substances à risque.

    Childproof est un forum interdisciplinaire, créé par le Gezinsbond et le CRIOC, ayant pour but d'améliorer le milieu de vie et la santé des enfants. En effet, les enfants ne sont pas de petits adultes parce qu'ils sont en plein développement physique, ce qui les rend hypersensibles aux effets nocifs provenant de leur milieu de vie. Childproof estime que les enfants doivent être le critère duquel part toute discussion pour de nouvelles mesures ciblées, parce qu'ils sont les plus vulnérables. Cette vision rejoint le principe du 'design for all' qui dit que si le maillon le plus faible est le benchmark, tous les groupes de la société en profiteront. Il est primordial que des actions politiques soient entreprises pour la création d'un meilleur milieu de vie, parce que les enfants ont droit de prendre un bon départ sain dans leur vie.

    Pour plus d'informations sur le point de vue de Childproof concernant les EDC, nous nous référons à la prise de position.

    Auteur : Rob Buurman

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    Cet article est réalisé avec le soutien financier du
    programme Life+ du DG Environnement de la Commission Européenne.
  • Pont-à-Celles: Fauché par une voiture, Stéphane (12 ans) a failli perdre une jambe: l'assurance lui réclame les dégâts occasionnés au véhicule

    M-G.D. (avec J.VDP.)

    En décembre dernier, un gamin de 12 ans était fauché par une voiture à Marchienne-au-Pont. Grièvement blessé à la jambe, le jeune Pont-à-Cellois est sorti de l’hôpital il y a quelques jours seulement. Entre-temps, Ethias lui a adressé une mise en demeure.

    Stéphane a déjà subi 10 opérations. On ignore s’il remarchera un jour.

    Stéphane a déjà subi 10 opérations. On ignore s’il remarchera un jour.

     

    Le courrier en question était adressé personnellement à l’adolescent. Ethias disait y avoir recueilli des éléments l’autorisant à penser que la responsabilité du jeune homme était engagée. « On lui reproche d’avoir endommagé le véhicule qui l’a heurté. La compagnie lui demande dès lors ses intentions pour un règlement à l’amiable. Personne ne nous a auditionnés, pas même la police», s’insurge Angélique, la maman du jeune homme.

    Une mise en demeure qui passe mal. Sur la forme, Ethias concède avoir commis une maladresse en adressant le courrier à l’adolescent plutôt qu’à ses parents. Sur le fond, cette mise en demeure ne serait, dit l’assurance, «qu’un acte administratif et technique pour le suivi du dossier».

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    Le 3 décembre dernier, Stéphane Lachambre, 12 ans, était fauché par une voiture à Marchienne-au-Pont. Grièvement blessé à la jambe, le jeune Pont-à-Cellois n’est sorti de l’hôpital que voici quelques jours seulement. Un retour précédé d’une mise en demeure de la compagnie d’assurances Ethias.

    Dans ce courrier datant du 3 février, adressé à mon fils de 12 ans, Ethias dit avoir recueilli des éléments l’autorisant à croire que la responsabilité de Stéphane est engagée. Il aurait endommagé le véhicule qui l’a heurté, en traversant hors d’un passage pour piéton. La compagnie d’assurances lui demande dès lors ses intentions pour un règlement à l’amiable ! Ou, à défaut, de faire réaliser une contre-expertise. Faute de réponse dans les 10 jours, on ne pourrait plus contester le montant des réparations du véhicule ! À ce jour, je précise que ni mon fils, ni moi-même, qui étais sur les lieux de l’accident, n’avons été auditionnés par la police ou par qui que ce soit.

    D’autre part, contrairement à ce qu’affirme l’assurance, mon fils se trouvait bien sur un passage piéton lorsque l’accident s’est produit. Il en a été éjecté par la voiture qui l’a percuté, s’insurge Angélique Lucas, la maman du jeune Stéphane.

    Cette mise en demeure vient encore alourdir un climat déjà très pesant. Car le 3 décembre dernier, la vie du jeune Pont-à-Cellois et celle de sa famille ont basculé.

    L’AMPUTATION ÉVITÉE DE JUSTESSE

    L’adolescent a bien failli perdre sa jambe droite. Il est passé à deux doigts de l’amputation tant son membre était abîmé.

    Aujourd’hui, après dix opérations, Stéphane est toujours en chaise roulante. «Les médecins refusent de se prononcer à ce stade. Ils ne savent pas si mon fils remarchera un jour. Ils ignorent en effet si sa jambe retrouvera suffisamment de stabilité… »

    Lundi, l’ado est enfin sorti de l’hôpital Notre-Dame de Charleroi où il séjournait depuis son accident. Un répit avant une nouvelle opération programmée dans les prochaines semaines. «On devrait lui enlever sa broche », déclare Angélique.La convalescence de l’adolescent sera longue.

     Elle durera le temps qu’il faut. Des années peut-être… La priorité, c’est bien sûr que mon enfant se rétablisse.On a pu sauver sa jambe. C’est déjà un grand soulagement. Maintenant on avance pas à pas…

    UNE VIE BOULEVERSÉE

    Aujourd’hui encore, Stéphane vit un calvaire. Physiquement bien sûr. «C’est un bonhomme courageux. Il ne se plaint pas. Mais, tous les jours, il est obligé de prendre des anti- douleurs et anti-inflammatoires».

    Moralement, Stéphane trinque aussi. «Il accuse  aujourd’hui le contrecoup. C’était un sportif. Il faisait du vélo et de la course à pied… Et il se rend bien compte qu’il gardera des séquelles à vie de cet accident… »

    Ce terrible coup du sort n’a pas épargné le reste de la famille. Angélique, la maman courage, refuse de craquer devant son fils. Mais elle prend sur elle. Logan, le frère de Stéphane, a perdu un compagnon de jeux. «Ils ont toujours été très fusionnels et partageaient de nombreuses activités. Ce qui n’est plus possible aujourd’hui.Mes deux garçons vivent d’ailleurs très mal la situation. Ils font l’objet d’un suivi psychologique…»