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  • Info conso : La N-VA veut la fin des écochèques

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    Des années qu’on en parle. Mais cette fois-ci pourrait bien être la bonne. Veerle Wouters, députée de la NVA,vient de déposer à la Chambre une proposition de loi scellant définitivement le sort des écochèques.

    Que les travailleurs qui en bénéficient encore se rassurent : leur valeur serait convertie en salaire net.

    Mais au final, l’ensemble des intervenants de la chaîne épargnerait la bagatelle de 30 millions d’euros de charges administratives.

    1,3 MILLION DE TRAVAILLEURS

    Les écochèques actuels ont une valeur maximale de dix euros pièce, et une validité de deux ans, augmentée de trois mois pour que les commerçants se les fassent rembourser. Un travailleur peut en recevoir pour maximum 250 euros par an. Et le succès de la formule reste réel, même s’il est en baisse. En 2012, 1,49 million de travailleurs en ont ainsi reçu pour 201 millions d’euros, ce qui est passé à 1,3 million de travailleurs et 190 millions d’euros un an plus tard.

    Mais tout cela a un coût. Commande un chèque entraîne ainsi des frais allant de 3 à 7% de sa valeur, selon la taille de l’entreprise. Un supplément de 20 euros est facturé par envoi. Sans compter le coût administratif de leur distribution. Puis le commerçant qui renvoie les chèques se voit aussi ponctionner « unecommission correspondant à 5%du montant total des écochèquesreçus », note la députée N-VA. De plus, chaque année, des écochèques resteraient inutilisés, pour un montant total de 5 millions d’euros, qui restent dans les caisses des sociétés émettrices auxquelles ils ont été payés par les employeurs. Bref, rien que pour 2013 où 190 millions d’euros de salaire parallèle ont été octroyés de la sorte, la députée évalue le surcoût du système à 30 millions d’euros, démonstration chiffrée à la clé.

    Une somme qui regagnerait les poches des travailleurs, des employeurs et des magasins si le système était tout simplement transformé en du salaire net, octroyé aux mêmes conditions fiscales que les écochèques.

    Source : CHRISTIAN CARPENTIER Nord Éclair 10 février