GSM au volant : attention en France vous risquez votre permis, et en Belgique ?

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Comme attendu, le gouvernement français a annoncé, ce mardi, la baisse de 90 à 80 km/h de la limitation de vitesse sur les routes secondaires à double sens de l’Hexagone. Une décision contestée qui fait partie d’un plan de 18 mesures destiné à sauver entre 350 et 400 vies chaque année. Le plan sanctionne plus durement l’usage du téléphone au volant tenu en main. Combiné avec une autre infraction menaçant la sécurité d’autrui, cela conduira immédiatement à la « retenue » du permis par les forces de l’ordre. La mesure sera effective en 2019.

Comme le confirme l’Institut Vias (exIBSR), elle pourra frapper les conducteurs belges. « Il faudra laisser votre voiture sur le bord de la route, à moins qu’une autre personne à bord du véhicule ne puisse reprendre le volant », indique Benoît Godart, porte-parole de Vias. Reste à voir les modalités pratiques du retrait de permis. « Est-ce qu’il sera limité à quelques heures, comme pour l’alcool. Ou bien est-ce qu’il sera retiré plus longtemps avec des poursuites du parquet », s’interroge le spécialiste belge de la sécurité routière.

BIENTÔT EN BELGIQUE ?

La mesure française pourrai-telle donner des idées à la Belgique ? « Non, nous n’allons pas faire cela », tranche le cabinet de François Bellot, le ministre de la Mobilité.

« D’abord, l’amende de 116 euros pour GSM au volant est déjà assez élevée comme cela. Et si elle est combinée à une seconde infraction, cela peut chiffrer. L’amende pour avoir brûlé un feu rouge est de 470 euros. Et puis, il y a beaucoup de contrôles. Pour rappel, près de 300 conducteurs sont verbalisés chaque jour », conclut le cabinet Bellot.

À l’Institut Vias, on n’est pas non plus favorable au retrait de permis pour GSM au volant, même si on comprend la démarche des collègues français. « Les recherches sont formelles : c’est surtout la peur d’être pris qui a un impact sur le conducteur plutôt que l’augmentation de l’amende ou le durcissement de la sanction », souligne Benoît Godart. « L’amende et le retrait de points sur le permis sont déjà des sanctions sévères pour les conducteurs français. Je pense que le fait de devoir constater deux infractions en même temps va entraîner beaucoup de difficultés dans la mise en œuvre des contrôles. Est-ce le policier suivra le contrevenant dans l’attente qu’il commette une seconde infraction ? », se demande le porte-parole de Vias.

Source : article  YANNICK HALLET sudpresse

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