Pont-à-Celle & Obaix: 60.000 poulets divisent les habitants

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À Obaix, un sujet dont les rive- rains parlent depuis plusieurs semaines maintenant est la demande de permis introduite par l’agriculteur Nicolas Ooms pour la construction et l’exploitation d’un poulailler d’engraissement supplémentaire portant la capacité totale d’hébergement de l’établissement de 19.500 à 58.459 animaux. Lorsque nous l’avons rencontré, Nicolas Ooms avait expliqué que cet agrandissement est un projet de vie. « Mes poulets font vivre ma ferme. »

Comme toute demande de permis, une enquête publique est en cours. Elle se termine le 14 septembre prochain. Dans ce cadre, plusieurs riverains se sont déjà manifestés pour éviter l’aboutissement de ce projet. Une pétition en ligne a été lan- cée. Nuisances sonores, olfactives, perte de valeur immobilière des habitations autour de la ferme et le traitement éthique des animaux sont les arguments formulés par les riverains.

Elle a récolté, à l’heure d’écrire ses lignes, 219 signatures. Voici un extrait de commentaires lais- sés par les signataires. « C’est inadmissible de confiner ces poules, de leur donner des conditions de vie abominables, de les considérer comme de la viande sur pied. » « J’habite tout près, et par temps chaud, les odeurs sont très fortes et désagréables ! De plus je suis contre ce genre d’élevage où les bêtes sont enfermées et n’ont au- cune liberté et sont vraiment asservies à l’homme !!! »

Pourtant, Nicolas Ooms avait rassuré ses détracteurs dans nos colonnes. « Les nuisances seront limitées au maximum. Le projet a été conçu sur base d’une étude d’incidence réalisée par une socié- té externe et agréée. »

PÉTITION CONTRE PÉTITION

Malgré ces précisions, les re- marques contre ce projet se sont multipliées. Dès lors, la famille Oost a, elle aussi, lancé une pétition contre... la pétition. La leur récolte, toujours à l’heure d’écrire ces lignes, 103 signa- tures. Voici quelques re- marques : « Je signe parce que l’éleveur a répondu à toutes mes inquiétudes et m’a convaincue du bien-fondé de son projet. » « Contre le projet initialement, mais conscient que l’ignorance peut être néfaste, j’ai souhaité rencontrer Nicolas Oost sur le site de son exploitation. Aimable et professionnel, il m’a convaincu du bien-fondé de ce projet. » « Voisin de l’exploitation, tout se passe bien, en bonne entente avec la famille Oost. Les solutions prévues pour la bonne intégration de l’extension dans son environnement (ventilation, énergie, traitement des eaux...) sont convaincantes. » Bref, les riverains semblent être divisés sur ce projet. La décision définitive d’accorder ce permis ou pas est entre les mains de la Commune de Pont-à-Celles. Elle se prononcera au terme de l’enquête publique.

Article de O.Pâq dans la Nouvelle Gazette du vendredi 8 sept 2017

Commentaires

  • Bonjour, je ne suis pas contre ce projet
    Si cela était éloigné des habitations,mais ce n'est pas le cas! Par temps chaud et humide cette odeur est insurportable,et puis il n'y a pas que les odeurs.......j espère que l'on tiendra compte des commentaires des. I villageois.Esperant que la bonne décision sera prise.....pour notre environnement . Merci

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